Kherrata Organisée par la Direction des services agricoles – Rencontre sur la fièvre catarrhale

Le vecteur de la maladie, ses conséquences et les moyens de prévention, tels sont les sujets développés et expliqués lors d’un regroupement des éleveurs du cheptel ovin des daïras de Kherrata et de Darguina qui a eu lieu la matinée du lundi passé à la maison de jeunes de Kherrata. Le regroupement a été organisé par la Direction des services agricoles de la wilaya de Bgayet, en présence des cadres de l’agriculture du secteur et de l’inspecteur vétérinaire de la subdivision de Kherrata. En dépit de l’importance de cette rencontre, au regard de l’ordre du jour, qui concerne une maladie animale qui touche en premier lieu les ovins causant des pertes énormes parmi les têtes touchées, en plus de ses conséquences désastreuses sur le plan économique, seuls une vingtaine d’éleveurs ont répondu à l’invitation. Cela reflète le peu d’intérêt des concernés, dont ce type d’élevage constitue pourtant l’une des activités les plus répandues dans la région. Les interventions des orateurs qui ont eu lieu durant cette rencontre ont permis de s’enquérir sur cette maladie virale appelée «blue-tongue» et qui apparaît en été surtout dans les régions humides et marécageuses. Elle a fait son apparition dans notre pays en l’an 2000. Sa transmission est due à un insecte appelé «culicoïde». Quand elle survient la première fois, la maladie touche les animaux qui ont une importante masse corporelle, un meilleur atout aux insectes piqueurs. Par contre les cas les plus graves sont détectés parmi les animaux chétifs, surtout avec une mauvaise hygiène de l’étable. La maladie se manifeste par une langue bleue et violacée, une forte fièvre avec un jetage, une mauvaise haleine ainsi qu’une forte salivation. Ensuite, des plaies apparaissent au niveau du museau et des lèvres et forment des croûtes. On observe également chez l’animal des boiteries, des déformations un torticolis et un amaigrissement prononcé. Quant au taux de mortalité il varierait selon le mode et les conditions d’élevage de 2 à 30 %. Pour ce qui est de la lutte contre cette maladie contagieuse au sein du cheptel ovin, mais non transmissible à l’homme, selon les explications données par l’inspecteur vétérinaire, il n’existe pas de traitement spécial, il faut procéder à la désinsectisation, et pour une meilleure sécurité une balnéation des animaux tous les 21 jours, avec un anti-parasitaire interne, faire rentrer les animaux durant la nuit, assurer l’hygiène et la désinfection de la bergerie, tels sont les moyens de prévention contre ce fléau.

Slimane Zidane