Appuyée par une législation qui vise davantage à promouvoir les exportations hors hydrocarbures, lutter contre l’économie informelle et surtout mettre de l’ordre dans l’administration financière et fiscale, l’avant-projet de loi de finances pour 2006, dans sa prise en charge de la relance économique et sociale, a consacré une enveloppe budgétaire d’équipement de l’ordre de 1 340,6 milliards de dinars. Une enveloppe supérieure à celle du fonctionnement étant de 1 282,8 MDA.Il faut dire que c’est la première fois depuis plusieurs décennies que le budget d’équipement dépasse celui du fonctionnement. En effet, il s’agit-là d’un cumul de crédits d’équipement prévus pour l’année en cours et ceux décidés pour l’année 2006 pour la conduite du programme quinquennal apportant des mesures instruites par le président de la République qui aspire à ce que “le programme soit conduit sans retard et exécuté dans les plus courts délais. C’est lors de la réunion tenue mercredi dernier par le Conseil des ministres que plusieurs décrets exécutifs se rapportant à la création des microcrédits, au développement de l’investissement agricole ainsi que des mesures relatives au secteur bancaire”, rapporte-t-on dans un communiqué rendu public ce jeudi. Dans le décret exécutif fixant le fonctionnement du Fonds national du soutien au microcrédit, présenté par le ministre des Finances, il est recommandé l’octroi des prêts non rémunérés et des bonifications des taux d’intérêt des crédits bancaires obtenues par les bénéficiaires du dispositif du microcrédit.Concernant le développement de l’investissement agricole, un fonds est prévu pour apporter des subventions et des bonifications des taux d’intérêt au profit des agriculteurs et des entreprises intervenant dans les activités agricoles de production, de valorisation et d’exportation. Outre le développement de la production agricole et à l’irrigation, ce fonds vise aussi le développement du patrimoine génétique.
Sabrina B.
