Le Satef crie au scandale à Tizi Ouzou : « Il y a détournement de fonds aux œuvres sociales »

Graves accusations sont celles que vient de lancer le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation ( SATEF) contre les gestionnaires des œuvres sociales qu’il accuse tout simplement de retournement.

M. Boualem Amoura, fraîchement élu au poste de secrétaire général du Satef, n’est pas allé avec le dos de la cuillère pour dénoncer la gestion des œuvres sociales à Tizi Ouzou et ailleurs, lors d’un point de presse animé hier. “Nous détenons un rapport terrible sur la gestion catastrophique des œuvre sociales», dira en substance le conférencier, qui a parlé de détournement de fonds destinés pourtant pour les travailleurs du secteur. “A part le cartable de la honte, nous ne recevons rien de cet organisme», martèle-t-il. Et de se demander “où va l’argent de ces œuvres ?” Pour ce dernier “ il y a à boire et à mange, dans la gestion de ces mêmes œuvres”. D’ailleurs, poursuit-il, “le ministre lui-même a annoncé l’abrogation de l’article 158 qui confie la gestion des œuvres sociales à l’UGTA. Rien n’est fait cependant dans ce sens”. Le point relatif aux œuvres sociales constitue d’ailleurs l’une des revendications du Satef. Sinon, le syndicat a soulevé le problème de la médecine de travail, les rappels d’échelon, les allocations familiales, les primes de scolarité la régularisation des retenues…. entre autres points. C’est dire, en somme que la situation est loin d’être reluisante dans le secteur de l’Education qu’on le croyait après une rentrée scolaire plutôt sereine. “Le directeur de l’Education de la wilaya veut soigner son image, c’est clair, il a le droit de dire ce qu’il veut mais la réalité est là. Elle est frappante», dira l’orateur donnant des exemples des établissements scolaires qui manquent de moyens et d’enseignants aussi à travers la wilaya. M. Boualem Amoura qui reconnaît tout de même que des améliorations ont été enregistrées dans le quotidien de l’enseignant, estime qu’il y a “des incompétences au niveau de l’académie de Tizi Ouzou”. Concernant le plan de lutte qui sera adopté par le SATEF pour arracher ces revendications et assainir la situation dans le secteur, le conférencier dit que son syndicat privilégie le dialogue mais n’écarte pas l’idée de mener des actions de protestation. Le secrétaire général affirme, en outre, que le SATEF veut revenir au devant de la scène et reprendre du terrain. “Le SATEF a perdu beaucoup de terrain à cause d’une bataille juridique menée contre ses quelques membres à la tête d’un clan. Tout est rentré dans l’ordre maintenant et ce depuis janvier 2010», estime l’orateur, qui a été élu au poste de secrétaire général du Satef le 20 février dernier.

Notons par ailleurs qu’un autre syndicat de l’éducation, le Snapest en l’occurrence a rendu publique, cette semaine une déclaration à travers laquelle il rappelle les revendications relatives à la situation socioprofessionnelle des enseignants du secondaire et technique à Tizi Ouzou. Le Snapest a soulevé pratiquement les mêmes problèmes que ceux soulignés par le Satef hier.

M. O. B.