Exaspérés par le désordre qui règne dans le secteur du transport et l’état déplorable des deux arrêts qu’ils desservent (Saharidj et M’Chedallah), les transporteurs de voyageurs ont décidé d’un arrêt d’activité de 2 jours, les lundi et mardi derniers, en guise de protestation et d’avertissement à l’endroit des organismes concernés.
Un ultime recours affirment-ils car leurs maintes doléances tant écrites que verbales adressées aux autorités compétentes n’auraient suscités aucune réaction. Dans une requête qui résume les motifs de ce débrayage, les protestataires font état d’abord des deux arrêts qu’ils desservent et qui ne sont ni aménagés ni dotés de quelques indispensables équipements tels que les abribus plus que nécessaires dans cette région au climat exceptionnellement rude. Les espaces réservés à cette activité dénommée honteusement «arrêts de bus» ne sont en fait que de vulgaires terrains vagues ni délimités ni aménagés, des espaces que peut utiliser qui voudra à l’image de celui de Saharidj que ces transporteurs partagent avec les vendeurs de volailles sur pied et des …. meutes de chiens errants, attirés par les déchets de viande et de poissons que les marchands abandonnent sur les lieux. Les transporteurs tout comme les voyageurs doivent chaque matin livrer d’abord bataille contre ces bêtes menaçantes pour pouvoir partir. Sur un autre volet, les transporteurs se plaignent du fait que plusieurs bus qui assurent les lignes M’Chedallah – Béjaia ou M’Chedallah – Alger dont les propriétaires résident à Saharidj, font des haltes au niveau de l’arrêt et embarquent les voyageurs. Chose que les transporteurs qualifient de concurrence déloyale. Cependant, et pour ne pas pénaliser les voyageurs allant vers l’une des destinations de ces bus, les transporteurs déclarent être d’accord a ce que les «bus long trajet» accueillent à leur bord les voyageurs jusqu’à 6h du matin. Abordé ce mardi à ce sujet, le vice-président de l’APC de Saharidj, tout en reconnaissant l’existence de ces contraintes soulevées, évoque de son coté un projet d’aménagement d’abribus qui se heurte à une opposition des propriétaires du terrain ce qui ne peut âtre qualifié que de «faux fuyant», sachant que ce genre d’ouvrage, constitué d’éléments démontables, peut être monté directement sur le trottoir le long de cet arrêt et aménagé de surcroît. Quant au cas de bus des grandes lignes, cet élu n’a pas de solution, sans qu’il le dise nous comprenons fort bien que l’APC se garderait bien d’intervenir au risque de se mettre les voyageurs sur le dos, sachant que ce trajet Saharidj – M’Chedallah n’étant pas inclus dans la ligne des bus, n’est pas inclus dans le prix du ticket ceux des voyageurs qui empruntent ces bus tôt le matin sont pris gratuitement sur ce trajet de 7km et font ainsi l’économie de 20 DA. Par exemple, les voyageurs qui se rendent à Bouira ne payent que 40 DA, soit le prix du ticket appliqué à partir du lieu du départ réglementaire a partir de l’arrêt de M’Chedallah, ce qui explique le rush sur ces bus en début et en fin de journée qui font gagner 40 DA pour un aller-retour aux voyageurs résidents à Saharidj.
Oulaid Soualah

