La vice-présidente de la confédération générale des entreprises Algériennes (CGEA), Saida Neghza a estimé hier, à Alger, que les entreprises Algériennes vont entamer une grève, si les pouvoirs publics ne prennent pas en charge le règlement de leur situation financière.
Le comité de Direction de la CGEA a estimé que plus de 1. 600 entreprises du secteur du BTPH ont été marginalisées pour l’accès de la commande publique, par une bureaucratie rigide et une mauvaise interprétation du code des marchés publics favorisant ainsi la mise en chômage de plus de 48000 personnes » la plupart des entreprises ne sont pas payées, le problème est au niveau du ministère de l’Habitat, l’OPG et les maitres d’ouvrage « , a affirmé la vice-présidente, lors d’un point de presse donné hier, à la maison de la presse Tahar Djaout, sis au 1er Mai.
Ajoutant que ces pratiques bureaucratiques cassent les entreprises Algériennes et les empêchent de se développer. « l’Etat ne donne pas les moyens aux entreprises Algériennes comme il le fait pour les entreprises étrangères, en plus les cahiers des charges sont faits sur mesure, et les autres sont complètement exclus » s’est indigné Mme Neghza. La conférencière a tenu à souligner également que, les secteurs BTPH et de l’industrie souffrent énormément du non respect des textes de lois en vigueur » tous les problèmes rencontrés ont une relation causale, avec les actes et procédures d’attribution des marchés publics et l’élaboration de leurs cahiers des charges » a-t-elle dit.
De ce fait, celle-ci sollicite le président de la République et le Premier ministre, afin de prendre en charge le règlement des problèmes dont souffrent ces entrepreneurs » si nos revendications ne seront pas prises en charge, les entreprises sont mobilisées à entamer une grève » a assuré la vice-présidente.
La CGEA demande l’application du décret n°10-236 du 07/10/2010 et notamment l’article n°49, concernant les avis d’appels d’offres et leur publication, la révision des articles 25, 26, 27 et 43 du décret du 07/10/2010 relatif au gré à gré et les introduire dans les cahiers de charges au même titre que les entreprises publiques et la participation de la confédération aux différentes commissions des marchés publics.
Pour ce qui est des cahiers des charges et leur élaboration, les entreprises exigent leur uniformisation par apport à la nature des travaux et leur consistance.
Pour le financement des projets, la CGEA demande que ne soit exigible que le nantissement du marché en effet les banques ne doivent pas conditionner l’octroi des avances forfaitaires et avances sur approvisionnement par des garanties immobilières.
S. S.
