Intervenant hier, sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, Moustapha Houchine, directeur de l’enseignement supérieur au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a affirmé que l’opinion qui conteste le système LMD est minoritaire.
“Tous les ingénieurs demandent à faire le master, l’année passée à l’université de Bab Ezzouar, USTHB, 2500 ingénieurs ont postulé pour la formation de master», a indiqué le même responsable.
Ajoutant que les pratiques de formation doivent être innovantes, en effet, il faut que le diplômé algérien soit opérationnel sur le marché du travail. S’agissant des diplômes de l’ancien système, celui-ci dira qu’“ils peuvent rejoindre le LMD”.
Dans le même sillage, M. Houchine a estimé que la réforme des enseignements engagés en 2004, ne concerne pas seulement le changement de dénomination des diplômes (licence-master- doctorat) “le but de cette réforme est de rapprocher l’université de l’entreprise”.
Selon toujours la même source, le ministère a introduit des nouvelles pratiques pédagogiques, qui donnent à l’enseignant l’initiative de construire lui-même ses programmes.
“Les établissements universitaires fixent eux-mêmes les objectifs de la formation en fonction des compétences existantes et des besoins du secteur utilisateur», a souligné M. Houchine.
Concernant le nombre d’enseignants universitaires, l’invité de la Radio nationale a estimé qu’il a doublé en cinq ans, car il est passé de 22 000 à 42 000”. “Nous envoyons chaque année à l’étranger 600 enseignants pour continuer leur formation.
Un programme national permet aux enseignants de parfaire leurs travaux de recherche ou de terminer leur formation», a-t-il dit. Interrogé sur le mauvais classement des universités algériennes à l’échelle internationale.
Houchine a souligné que le ministère a compris les mécanismes qui rendent visibles nos universités, en effet, un système a été mis en place pour que tous les travaux de recherches et toutes les inventions soient portées à la connaissance des institutions internationales qui s’occupent des classements.
Samira Saïdj

