M. Bouazgui, wali de Tizi-Ouzou – « Tizi-Ouzou n’est plus attractive pour l’investissement »

La wilaya de Tizi Ouzou n’attire plus les investisseurs privés ou publics en raison de multiples contraintes , le manque d’assiettes foncières, en particulier , a estimé le wali de Tizi Ouzou lors de son intervention , hier à l’occasion des assisse sur le développement local organisées par le CNES. Manque de foncier, une assiette industrielle et un investissement qui ne répond guère au smig qui pouvait permettre à la wilaya de décoller économiquement, une bureaucratie endémique qui handicape l’avancée des projets, des collectivités qui ne suivent pas, pour des raisons évidentes, la marche du développement locales, manque d’entreprises qualifiées et absence de carrières d’agrégats , le constat de M. Bouazgui, wali de Tizi Ouzou, est édifiant et ne souffrant d’aucun doute sur la situation que vit la capitale du Djurdjura. Pour M. Bouazgui, l’illustration du manque flagrant en assiette foncière est indéniablement le fait que depuis 10 ans aucun logement n’a été construit par l’état sur le territoire de la commune de Tizi Ouzou. Il appellera, dans ce sillage, à inclure ce volet au chapitre de l’expropriation pour utilité publique « la wilaya n’a pas les moyens de réaliser un aussi gigantesque programme quinquennal. Nous ne disposons que de quatre entreprises classées en catégorie 4. Cela veut tout dire » clamera le wali devant l’assistance. Pour M. Bouazgui, le poids de la bureaucratie constitue un rempart contre cette volonté d’aller vers l’avant « pour valider une ré-evalutioin d’un projet, il faut attendre une année. » dira t-il pour illustrer cet état des faits avant d’appeler à se libérer de ces « anachronismes » qui freinent le développement local. Il insistera, à l’occasion, sur le fait que Tizi Ouzou a « besoin de l’investissement volontariste, au delà des projets d’équipement, pour reprendre l’économie en main et permettre aux jeunes de la wilaya de rêver. Rêver, c’est avoir un emploi, un logement et une famille ». Le wali de Tizi Ouzou citera les difficultés d’exécutions de ces programmes au niveau local « on ne peut pas demander à un élu qui touche 15 000 dinars de gérer, sans recourir à l’informel, une collectivité. Il faudra aussi reconsidérer les cagnottes des PCD car ce programme répond à l’urgence. » Déclarera M. Bouazgui. Pour ce dernier, la société civile devra jouer son rôle dans l’édification d’un nouveau système de gouvernance « à Tizi Ouzou, nous avons 4300 associations, quel rôle jouent t-elles et sont elles utiles pour la société » s’interrogera-il . le wali de Tizi Ouzou estimera, par ailleurs, que l’investissement est le meilleur mécanisme pour relancer l’appareil productif dans notre pays.

A. Z.