Une délégation d’étudiants, originaires de Béjaïa, contestant leur orientation vers l’université de Sétif, a été reçue par le chef de cabinet du wali de Béjaïa jeudi peu avant midi, alors que plusieurs dizaines d’entre eux assiégeaient le siège de la wilaya.
Ces étudiants réclament leur réaffectation vers l’université Abderrahmane Mira de Béjaïa, depuis maintenant une quinzaine de jours, en invoquant des problèmes d’insécurité d’éloignement mais aussi de pédagogie.
Le chef de cabinet du wali aurait expliqué aux étudiants protestataires que leur revendication “dépasse” les prérogatives du wali. “Nous ne pouvons pas nous immiscer dans la gestion des flux des nouveaux étudiants et les problèmes de pédagogie ne sont pas du ressort du wali», aurait-il rétorqué à la délégation des étudiants.
Intervenant sur les ondes de la Radio locale, le recteur de l’université de Béjaïa dira : “Lors de mon déplacement à l’université de Sétif (mardi, ndlr), j’ai constaté que le problème d’insécurité ne se pose pas. Tous les problèmes soulevés par les étudiants de Béjaïa orientés vers Sétif sont artificiels», a-t-il déclaré en substance, appelant les étudiants réclamant leur réaffectation vers l’université A. Mira au respect du règlement intérieur de l’université de Sétif.
Djoudi Merabet va plus loin en soulignant que “les conditions d’accueil des étudiants à l’université de Sétif sont meilleures qu’à Béjaïa», tout en promettant d’étudier toutes les demandes de transfert de Sétif vers l’université de Béjaïa en septembre 2012, c’est-à-dire après la réception des infrastructures présentement en chantier.
Le recteur de l’université de Sétif a, quant à lui, promis de ne pas sévir, appelant les parents des étudiants à faire entendre raison à leur progéniture. “Il n’y aura pas de sanctions. Les 1 200 nouveaux étudiants de Béjaïa doivent exposer calmement leurs problèmes aux enseignants sans recourir à la violence», a indiqué le recteur de l’université de Sétif, cité par la Radio locale. Mardi, quelque 300 étudiants originaires de Béjaïa inscrits à l’université de Sétif ont assiégé le siège du rectorat et de la bibliothèque centrale de l’université de Béjaïa. Cette action de protestation de ces nouveaux bacheliers intervient quelques jours seulement, après qu’ils aient été violemment chargés par leurs pairs de Sétif. En raison du manque de places pédagogiques, au moins de 1 200 étudiants originaires de Béjaïa ont été orientés vers l’université de Sétif et d’autres vers l’université de Jijel et ailleurs cette année, soit un taux de 40% du total des effectifs reçus au bac.
Dalil S.

