Le manque ou l’absence totale d’hygiène, peut être une source de tant de maux et constituer un grand danger pour la santé de chaque individu. Chose devenue néanmoins très courante presque dans tous les quartiers de nos villes. La ville de Boghni comme la plupart de ses habitants l’ont qualifiée «devient de plus en plus sale avec la prolifération d’ordures». En effet, il suffit de faire une simple tournée dans quelques cités seulement, à titre d’exemple : la cité Hocine Hamedi, la cité brûlée, la gare ou celle des 18 logements, pour ne citer que celles-ci, pour constater que le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur. Effectivement, pas mal d’endroits au niveau de ces cités entre autres, sont devenus de véritables décharges sauvages. Les habitants, dérangés par cette situation, ne savent néanmoins à quel saint se vouer, du fait q’il n’y a personne qui reproche aux gens de décharger n’importe quoi et n’importe où. «Pourquoi personne ne condamne ce genre de délit pour arrêter ce massacre dans nos cités et quartiers ? Je ne peux plus ouvrir la fenêtre de ma chmbre pour admirer la beauté de la nature, il n’y a plus d’eau qui coule dans la rivière, ni de verdure à cause de ces ordures», clame un habitant de la cité Hocine Hamedi. Ceci, sans épargner les cages d’escaliers de certains bâtiments, transformés «en sanitaires», ajoute une femme habitant la cité des 18 logements. Quant au quartier de la gare, pas loin de la policlinique, au vu et au su de tout le monde, on décharge tout et à tout moment jusqu’à ce que ces endroits qui semblent devenir des décharges permanentes. C’est comme s’il s’agit d’un tableau décoré et exposé pour honorer la région», commente un autre citoyen. Il est à signaler que cette situation est pratiquement la même au niveau de tous les quartiers de la ville de Boghni. Contrairement au centre urbain, une grande différence à constater aux villages selon un citoyen citadin qui dira à ce propos : «J’ai visité pas mal de villages, même dans les journées de grève des communaux mais je les ai trouvés tout propre et rien de semblable à ce qui est répandu en ville n’est à signaler, qu’est ce qui ne va pas chez nous, à qui pourrait profiter une telle crise ?».Tant d’autres questions que se pose toute personne ayant à cœur la protection de l’environnement. Malheureusement, il semble que ces personnes ne représentent qu’une minorité qui malgré qu’elles prennent d’initiatives pour inciter les autres à agir dans l’intérêt général, en se mobilisant pour renouveler l’image de leur entourage, en trouvant pas finissent par lâcher eux aussi, faute de soutien. Comme c’est le cas d’un citoyen qui affirme avoir essayé à maintes reprises de faire appel à ses voisins pour mener une action de volontariat au niveau de son quartier, mais en vain. Il est à souligner que quant à la responsabilité de cet état de fait dans la ville de Boghni, chacun l’incombe à l’autre. Les citoyens jettent la balle aux agents d’entretien et vis versa. Il est important de dire enfin qu’une telle image de la ville n’est nullement honorable. Et qu’avec un minimum de civisme et de sérieux de la part de tout un chacun avec quelques efforts, l’état de nos quartiers et villes pourrait changer vers le mieux et tout le monde en tirera profit.
R. Selmani
