Indubitablement, le projet dit 104 LSP à Draâ El Mizan est le seul à avoir fait couler autant de salive que d’encre depuis le lancement de cette formule.
Si ceux qui ont bénéficié dans le même programme, des trente logements à proximité de l’agence Cnas et des neuf logements au lieu et place de l’ex-garage de la SNTV ont habité et même loué leurs habitations, les cent quatre fonctionnaires tirés au sort en 2001 comme les autres n’ont pas cette chance. En dépit de toutes les promesses qui leur ont été données par l’agence foncière (antenne de Boghni), ils n’ont pas encore leurs clefs car les immeubles, à l’exemple du A réceptionné en 2007, ne sont ni alimentés en énergie électrique ni en eau potable, sans s’attarder sur les aménagements extérieurs. Avant-hier, le collectif des acquéreurs a tenu une énième réunion pour exiger de l’agence et de la Duc à doter ces logements des manques signalés ci-dessus. « C’est une véritable arnaque ! Même si nous avons versé la totalité des échéances, nous continuons à louer des logements chez autrui à plus de huit mille dinars par mois », nous expliquera un membre du collectif. Cette attente a poussé dix acquéreurs à y habiter en dépit du manque des commodités essentielles. « J’ai trop perdu. Si on fait les calculs, avec l’argent dont je réglais le loyer, j’aurais acheté un logement. Pour l’électricité j’ai fait un branchement chez les voisins d’en face et pour l’eau, je me débrouille », nous confiera l’un de ces acquéreurs. Lors de cette dernière réunion, la décision de fermer pour une troisième fois l’agence foncière (antenne de Boghni) a été retenue. « Nous la fermerons mercredi prochain. Nous exigerons des délais, sinon nous entamerons des actions d’envergure », a ajouté le même interlocuteur.
Les acquéreurs de 50 autres logements de ce type à Tizi-Gheniff dont le promoteur est cette agence, vivent la même situation si bien que certains ont pris possession de leurs logements depuis l’été dernier.
Depuis le lancement de cette formule, de nombreux fonctionnaires ont eu leurs logements dans les délais.
On citera ceux tout près du parc communal, ceux dit de la Cnas, les douze et bientôt une soixantaine à la sortie de Draâ El Mizan en allant vers Tizi-Ghenif.
Amar Ouramdane

