L’association culturelle Ithran célèbre le 1er Novembre

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En vue de la commémoration du 57e anniversaire du déclenchement de la révolution, l’association culturelle Ithra d’Aghbalou a arrêté un programme d’activités varié qui s’étale du 25 octobre jusqu’au 5 novembre, au niveau de l’école primaire Bessaoudi Arezki à Takerboust. Cela avec la contribution du HCA et du Festival national du film Amazigh.

Le programme aussi riche que varié a débuté ce vendredi par des expositions artisanales, a côté de documents, livres, articles de presse et photos de Chouhada de ce village au nombre de 123 martyrs, en parallèle à d’autres expositions sur le volet naturel mises sur pied par le parc national de Djurdjura. Le clou de cette première journée cependant et qui constitue un évènement qui a drainé beaucoup de monde est la conférence débat sous le thème «parcours d’une combattante de la révolution», animée par l’héroïne et moudjahida Louisette Ighil Ahriz au niveau du réfectoire archi-comble d’une assistance attentive suspendue aux lèvres de cette femme hors du commun. L’oratrice s’est lancée durant plus d’une heure dans un récit fort émouvant de son parcours révolutionnaire en revenant avec force détails sur les supplices subis dans les geôles des forces coloniales. S’ensuit un débat qui a vu plusieurs intervenants se succéder au micro pour poser des questions à cette dame de fer, qui a répondu a cœur ouvert et sans hésitation même à quelques questions gênantes tel que ses démêlées avec Yacef Saadi, ses impressions sur la réhabilitation de Messali El Hadj ou enfin la traque qu’elle mène contre les généraux français tortionnaires. Une action qui a fait le tour de la planète et qui a bénéficié du soutien des peuples colonisés mais qui bute malheureusement, se désole-t-elle, sur la contrainte de la non signature de l’Algérie de la convention de Genève pour l’adhésion au tribunal pénal international (TPI). A la fin de son intervention, elle aura du mal à s’arracher à une énorme foule, en majorité de jeunes, qui voulaient l’approcher et prendre des photos avec elle ou avoir un autographe. Parmi l’assistance nous avons remarqué la présence d’une étrangère, une femme d’un certain âge d’origine française. Il s’agit de madame Bourel Janine militante des droits de l’homme, qui affirme venir spécialement pour apporter son soutien à Louisette dans sa …guerre contre Massu, Smith et autre Aussares. Dans la foulée, cette dernière nous apprendra que ses parents étaient des porteurs de valises et qu’ils ont contribué a leur façon à la guerre de libération. Notons enfin que dans le programme des festivités, était prévu une table ronde sur le parcours du martyr Thazaghart Achour animé par les moudjahidine de la localité. Y sont également prévus, une soirée poétique, une pièce théâtrale présentée par la troupe de l’association, en parallèle à la projection du film « les scénaristes de la révolution », des activités sportives et remises de prix aux meilleurs participants et enfin dépôt d’une gerbe de fleurs au carré des martyrs.

Oulaid Soualah

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