Akbou En dépit de son éloignement de la ville – Le CFPA Lala Fadhma N’Soumer sans cantine

Le centre de la formation professionnelle Lala Fadhma N’Soumer de la ville d’Akbou est dépourvu d’une cantine, en dépit de son éloignement de la ville. Situé sur les hauteurs du quartier Sidi Ali, à quelque trois kilomètres de la ville, les élèves, les enseignants et les employés sont contraints au moment de la pose de midi de descendre jusqu’à la ville pour manger à la hâte et retourner. «Le problème ne se posait pas avant, puisqu’il y avait un fast-food à côté du centre. Mais, depuis la fermeture de ce denier au mois de juin passé c’est la galère. Je mets exactement 20 minutes pour descendre, 20 minutes pour manger et 20 minutes pour retourner au centre. Mon temps est ainsi chronométré. La plupart des stagiaires des sections bijouterie et automatisme et régulation habitent en dehors de la ville d’Akbou. A-t-on pensé aux frais qu’engendre leur formation aux parents quand leurs enfants prennent des repas dehors en plus des risques qu’ils encourent en sortant entre midi et 13h en ville ? Nous avons adressé à la tutelle une demande réclamant la dotation du centre en cantine et nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse», dira un responsable qui nous a reçus à la place de la Directrice absente ce jour-là nous a-t-on dit. En ce qui concerne le personnel pédagogique, administratif et d’entretien, le centre en semble bien nanti. «En matière de moyens humains, nous avons l’effectif qu’il faut pour le bon fonctionnement du centre grâce à l’agence de l’emploi qui nous pourvoit régulièrement en nombre d’agents demandés», abonda-t-il. Le déficit en stagiaires est ressenti comme dans beaucoup de centres de la wilaya. «Sur les trois sections que nous avons espéré ouvrir cette année, deux seulement ont obtenu le nombre de stagiaires requis pour l’ouverture d’une section. Si la section GRH a été ouverte avec une pléthore de 50 stagiaires, la section informatique par contre a démarré juste avec le nombre minimum requis, 10 stagiaires au total. Le fiasco a été enregistré par la section électro-industrielle où seulement 4 stagiaires s’étaient inscrits, raison pour laquelle elle n’est pas ouverte», ajouta-t-il. Selon les dires de ce responsable, ce centre qui a ouvert ses portes en 1992 comme annexe de l’INSFP de Béjaïa, a été transformé en 2002 en centre de formation professionnelle.

60 stagiaires et 70 apprentis déjà en formation à la rentrée du 16 octobre sont rejoints cette année par 60 apprenants. Les deux tiers des stagiaires de ce centre sont des apprenants féminins.

D’ailleurs, le centre est appelé CFPA féminin alors qu’il est mixte.

L. Beddar