Dechmia Ses habitants sollicitent l’intervention du wali pour mettre fin à leur calvaire – Une commune aux abois

La population de la commune de Dechmia, relevant da la daïra de Sour ElGhozlane, distante d’une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, vit dans le dénuement et la pauvreté.

En effet, cette commune aux allures de petit hameau perdu au fin fond de la wilaya de Bouira, semble avoir été oubliée par les autorités. Et pour cause, tout fait défaut dans cette contrée, à commencer par un plan d’aménagement urbain digne de ce nom… Les citoyens de Dechmia se disent ‘’marginalisés’’, comme le souligne cet habitant : «Notre commune est à la traîne dans tous les domaines, notamment celui de l’aménagement, comme vous pouvez le constater». Il est vrai que cette commune semi désertique, manque désespérément d’infrastructures en tout genre ! Réseau routier, éclairage public, réseau d’assainissement… etc. : «Notre commune est sinistrée ! Les élus locaux, malgré toute leur bonne volonté ne peuvent faire face à ce manque de moyens flagrant. C’est le wali qui doit se pencher sur le cas de cette commune, car, lui seul peut débloquer les fonds nécessaires à notre désenclavement». Pour rappel, en mars dernier, plusieurs centaines de citoyens avaient fermé le siège de l’APC de cette commune, dans le but de revendiquer de meilleures conditions de vie. Cependant, à ce jour, aucun changement notable n’a été enregistré au grand dam de la population. Pour cette dernière, la situation est devenue intolérable et invivable. Cet état de fait a favorisé la création d’un comité citoyen de Dechmia, son président, signalera : «Notre comité s’est constitué avec la ferme intention de porter haut et fort les doléances de la population auprès des élus locaux, mais aussi des autorités de wilaya. D’ailleurs, nous sommes en train de plancher sur une plateforme de revendications, que nous allons remettre aux autorités concernées». Avant d’ajouter : «Nous allons procéder pacifiquement en premier temps, par la suite, si nos revendications ne seraient pas prises en considération, nous envisagerons d’autres voies plus radicales», avertira-t-il.

B. R.