2e édition du concours instrumental classique Mohand Iguerbouchène

Partager

La Maison de la culture Mouloud Mammeri abritera à partir de samedi prochain la seconde édition du concours instrumental classique, en hommage au musicologue universel Mohand Iguerbouchene.

En effet, un riche programme a été concocté pour cet événement auquel, faut-il le souligner, prendra part également, l’association «Mohand Iguerbouchene». Au menu, il y aura une exposition de photos et d’articles autour de «Mohand Iguerbouchene» qui ornera le hall de la Maison de la culture tout au long de la période de cette festivité qui s’étalera sur trois journées, à savoir samedi, dimanche et lundi prochain. Le livre «musique classique et système nerveux», du Dr Ouannoughen, sera aussi présent, en vente dédicace, et ce durant la première journée. Le coup d’envoi de cette 2ème édition du concours instrumental classique «Mohand Iguerbouchene» sera donné au petit théâtre, en même temps avec des prises de paroles qui seront suivies par une conférence débat dont le thème est «musique orchestrale et œuvres de Mohand Iguerbouchene». Elle sera animée par le Dr Ouannoughen. Quant à la salle de spectacle, elle accueillera certainement les adeptes de la musique classique, dans l’après-midi de cette même journée où sera donné un concert par l’orchestre national symphonique. La deuxième journée sera marquée par une seconde conférence du Dr Ouannoughen qui portera sur «la vie et l’œuvre de Mohand Iguerbouchen», et ce au cours de la matinée, ainsi que le début des concours, du meilleur soliste, du meilleur duo et du meilleur trio, avec la guitare classique, le violon et la flûte. La seconde édition du concours instrumental classique «Mohand Iguerbouchene», sera clôturée le lundi 14 novembre, avec la finale du concours et la remise des prix, ainsi qu’un concert qui sera animé par l’orchestre symphonique de l’institut national de la musique classique.

Pour rappel, Mohand Iguerbouchene est né le 19 novembre 1907, à Aït Ouchène, au pied du mont Tamgout, dans la région d’Azeffoun. A l’age de six ans, il entra à l’école d’Aghribs où il reçut quelques notions de musique de son instituteur. Sa famille s’étant déplacée à la capitale pour s’installer à la casbah, ses cours se sont alors interrompues, mais cela n’a pas fait taire ses émotions, surtout du fait qu’il avait l’opportunité de se rendre au square Bresson où étaient donnés des concerts musicaux. En plus de la flûte, Iguerbouchene apprit à jouer du piano et du solfège. En 1919, alors qu’il avait 12ans, il fut emmené en Angleterre par la Comte Roth qui était impressionné par son extraordinaire mémoire musicale, pour y faire des études. En 1924, il entre au conservatoire supérieur de Vienne où il a suivi les cours de rénovation de la musique classique autrichienne. Mohand Iguerbouchene a donc fait ses études un peu partout en Europe où il a pu triompher grâce à une forte volonté par laquelle il a su conjuguer et faire exploser ses émotions et réaliser ses rêves. En 1925, il présenta son premier concert devant le public autrichien qu’il a séduit par son œuvre d’inspiration algérienne. Il a obtenu le premier prix de composition et le premier prix d’instrumentalisation et du piano. Le musicologue universel, Iguerbouchene, est rentré au pays en 1945 pour se consacrer aux émissions radiophoniques sur les musiques amazighes, arabes et occidentales.

Il est décédé un certain 21 août 1966.

R. Selmani

Partager