La santé publique dépourvue de moyens

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Avec un centre de santé au chef-lieu communal et deux unités de soins implantées au niveau des villages Ouizrane et Tizi Oualouache, la santé publique fait figure de parent pauvre dans la commune rurale d’Aït R’zine.

La santé de proximité prônée par la reforme du secteur n’a pas apporté l’amélioration tant attendue. Loin s’en faut. Même la réouverture des unités de soins des villages Guenzet et Tighilt Bouchekfa, fermées depuis de longues années, n’est pas à l’ordre du jour. Au niveau du centre de soins de Guendouze, où sont assurés les soins infirmiers, un médecin donne des consultations et un chirurgien dentiste assure les extractions dentaires. En revanche, le nouvel équipement de radiologie acquis depuis plus d’une année est, déplore-t-on, laissé en décomposition. Les locaux aménagés dans l’optique d’abriter ce service sont restés désespérément vides. «Même notre requête sollicitant l’ouverture d’une maternité rurale est restée lettre morte», se désole M. Abdenour Amghar, le premier magistrat de la commune. Résultat : les parturientes s’en vont par monts et par vaux et à leurs risques et périls pour accoucher à Akbou. «Il y a même des femmes qui ont accouché chemin faisant et des malades passés de vie à trépas au cours de leur évacuation à l’hôpital», soutient Ouali, un retraité du village Tighilt. «Quand vous résidez à une trentaine de km de l’hôpital le plus proche, comme c’est le cas des habitants du village Ouizrane et que vous avez, en sus, une route dégradée à souhait, vous êtes fatalement à la merci du moindre bobo», ajoute-t-il avec une pointe d’amertume.

N. Maouche

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