Les habitants du village Oued Lekhal, sis a une dizaine de kilomètres vers l’ouest du chef-lieu communal de Aïn Bessem, ont fermé depuis hier, la route menant à leur village et reliant Aïn Bessem à El Hachimia.
Cette action, selon les contestataires, intervient pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis des nouvelles augmentations de tarifs du transport menant de leur village au chef-lieu de la commune de Aïn Bessem.
Ainsi, les manifestants ont barricadé cette route pour interpeller les pouvoirs publics sur ce qu’ils qualifient de hausse « spéculative » du prix du ticket de transport. Exacerbées par cette augmentation décidée « sans l’aval » des autorités concernées, notamment la direction de la concurrence des prix (DCP) et celle des transports, par un syndicat représentant les opérateurs dans le transport des voyageurs, les populations du village de Oued Lekhal ont dressé des barrages perturbant fortement la circulation automobile sur la route reliant Aïn Bessem à El Hachimia, à l’aide de pneus incendiés et divers objets de fortune (pierres, branchages et troncs d’arbres).
Pour rappel, les protestataires ont durant toute les journées de jeudi et vendredi, fermé ce principal axe routier. Pour les contestataires, les autorités doivent agir pour faire cesser « l’anarchie » observée dans le secteur des transports. “Le ticket de transport augmente de jour en jour de façon considérable. Comment voulez-vous qu’un père de famille avec plusieurs enfants scolarisés puisse faire face à toutes ces hausses ? Comment c’est possible de payer 15 DA, pour sept kilomètres ?», déplorent les manifestants. De leurs côtés, les transporteurs exerçant leur activité sur cette ligne, qui ne semble pas prêts de céder devant la mobilisation musclée des usagers des transports, ont justifié cette augmentation “légère de 5 DA » par « la hausse des prix des lubrifiants et de la pièce de rechange”.
Les autorités, pour leur part, sont restées “muettes” devant cette situation d’anarchie qui caractérise le transport de cette localité et qui tend à empoisonner la vie de nombre de travailleurs et élèves contraints quotidiennement d’emprunter ce seul moyen de transport pour rejoindre leurs écoles et leurs lieux de travail.
Oussama K.

