Radiographie d’un lycée

En plus du manque flagrant de salles de classe, s’ajoute celui des professeurs, pour cette année scolaire seulement, le proviseur de cet établissement nous fera savoir que 14 professeurs manquent ». On s’interroge alors : qu’attend-t-on pour affecter le personnel enseignant, afin d’éviter aux lycéens ces allées et venues sans que les cours ne leurs soient assurés ? Le problème majeur de l’exiguïté de l’établissement, se répercute sur les élèves exclus en fin d’année, au nombre important. Quant à une éventuelle reprise de ces exclus, M. Naït Amara Boukhalfa, proviseur du lycée Foudala se justifiera par « l’absence de salles de cours et en plus des nouveaux inscrits, il m’est impossible de repêcher des élèves tout en restant conscient de leurs cas », conclut-il. Par ailleurs, la demi-pension qui devait s’ouvrir, attend toujours l’affectation d’un personnel qualifié, pour alléger un tant soit peu, les souffrances d’une bonne partie des lycéens orientés au lycée Foudala au lieu du lycée Boudiaf. En outre, sa vétusté se fait de plus en plus sentir, sous le poids des ans et des effectifs et le lycée Foudala en est une preuve vivante, mais aussi, un repère parmi les constructions d’édifices publics, pour ce qu’ils comportent comme erreurs de conception. Ainsi donc, cet établissement et les lycéens en particulier endurent les pires cauchemars en période hivernale, dûs aux infiltrations des eaux pluviales en salles de cours et laboratoires. D’autre part, l’inexistence d’un amphithéâtre a toujours constitué un handicap majeur pour les lycéens. C’est aussi le cas du bloc administratif, qui n’est autre qu’un couloir aménagé en la circonstance, en attendant que des mesures nécessaires et urgentes soient prises dans ce sens. Il y a lieu de signaler aussi, l’état de la cour, malgré les travaux de revêtement qui ont été réalisés à la hâte, l’épineux problème de l’établissement, n’est pas pour autant résolu et pour cause, ladite cour se transforme à la moindre averse en une mare géante et dangereuse pour les élèves, durant les séances d’éducation physique. Et tant d’autres manquements, tels que la surélévation du mur de clôture et l’absence d’un préau, le proviseur du lycée Foudala tient à dénoncer « l’environnement hostile avec l’installation d’un débit de boissons alcoolisées mitoyen de l’établissement ». Alors, à défaut de ne pouvoir doter la commune de Tazmalt d’un troisième lycée, un projet d’une extrême nécessité a toujours été renvoyé aux calendes grecques ou comme ultime recours, procéder à l’extension du lycée Boudiaf, avec tout son espace inexploité et non bâti, ce qui mettra un terme provisoirement au sureffectif du lycée Foudala, en attendant qu’un miracle se produise à Tazmalt.

Achiou Lahlou