Les centres de formation professionnelle et de l’apprentissage ont été créés dans le but de faciliter l’insertion dans la vie active des élèves exclus de l’enseignement général en leur assurant des formations en résidentielles sanctionnées par des diplômes et dans le cadre de l’apprentissage assorties des attestations de fin de stage. C’est dans cet esprit que le CFPA de Séddouk a été créé en 1989. D’une capacité de 250 étudiants répartis dans différentes section et équipe d’un dortoir de 60 lits pour les stagiaires masculins des communes éloignées relevant de la daïra, il a joué un rôle important dans la formation des jeunes relevant de sa circonscription. Deux modes de formations sont assurées : en résidentielle où les stagiaires suivent une formation à plein temps pour l’obtention des diplômes de CAP et CMP et, dans le cadre de l’apprentissage, les apprentis, parrainés par des employeurs, font 5 jours de pratique contre une journée de théorie dans le centre. Cette année, dans le cadre de l’apprentissage, le centre s’apprête à valider 60 dossiers de candidatures durant ce mois d’octobre, lesquels viendraient s’ajouter aux 276 apprentis qui suivent des formations dans différentes section, avons-nous appris de Bouchemaâ Seddik, adjoint technique d’apprentissage dans cet établissement. « Les apprentis dans la section cuisine collective et boulangerie ne suivent pas de formation théorique au niveau du centre par manque d’enseignants dans la filière », regrette-t-il. La formation en résidentielle semble être la plus prisée. Elle est ouverte sur concours aux candidats remplissant certains critères, notamment un niveau scolaire très élevés. Dans ce cadre, la demande a dépassé l’offre pour les 5 sections ouvertes cette année (informatique, comptabilité, électronique, couture, peinture lettre décoration). Parmi les 182 inscrits, 135 candidats seulement ont satisfait aux testes sélection. « La section broderie ne sera pas renouvelée pour cette année par manque de candidature », a souligné l’adjoint technique.
L. Beddar
