" Nos adhérents doivent voter, car seul le référendum tranchera "

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Le Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) a appelé tous ses adhérents à se présenter aux urnes, le 7 décembre prochain, afin de se prononcer sur le mode qu’ils préfèrent pour la gestion des œuvres sociales.

 » Nous, nous préférons que les résultats soient en faveur d’une délocalisation de la gestion du bien des travailleurs du secteur de l’éducation, c’est-à-dire une gestion près des concernés et ce, au niveau des établissements « , c’est ce qu’a déclaré le secrétaire général du Satef, Boualem Amoura, au cours d’une conférence de presse tenue, hier, au siège du syndicat. Ce dernier réitérera son appel aux adhérents du Satef à travers tout le territoire national, afin de se prononcer, par la voie des urnes, le 7 décembre prochain. C’est, pour le Satef, l’heure de voir  » les travailleurs reprendre leur argent. Même si nous sommes pour une gestion par les institutions des œuvres sociales, nous nous tenons prêts à accepter le résultat, quoi qu’il en soit « , clamera Boualem Amoura, qui ajoutera que  » l’essentiel pour nous, c’est d’avoir un droit de regard dans ce dossier. Si à l’issue du référendum, les travailleurs décident que les œuvres sociales soient gérées par une commission de wilaya, nous accepterons leur désir « . Pour le secrétaire général du Satef,  » la gestion catastrophique des fonds des œuvres a fait profiter, pendant plusieurs années, des personnes autres que les concernés « . Il s’est dit, par la suite, soulagé de voir enfin aboutir  » un point, d’une plate forme de revendications qui a nécessité un combat de longue haleine, qui a commencé à la fin du siècle dernier « , dira-il. Boualem Amoura a, par la même occasion, qualifié d’ »illégale » la circulaire ministérielle 618 du 15 novembre 2011. Cette dernière porte sur l’organisation du processus de vote pour les comités régissant les œuvres sociales des travailleurs de l’éducation. Selon le conférencier,  » une circulaire ne peut abroger un décret présidentiel. Alors que c’est ce qui est en train de se faire. Ladite circulaire est contradictoire, dans plusieurs de ses articles, avec le décret présidentiel 303/ 82 « , expliquera-t-il. Il énoncera des articles de la circulaire qui, dans leurs contenus, contredisent le décret présidentiel suscité. Ne s’arrêtant pas là le secrétaire général du Satef déclare qu’il s’engagera, avant le référendum prévu pour le 7 décembre prochain,  » dans une démarche juridique, pour remettre en question le processus proposé par la tutelle pour élire les comités régissant les œuvres sociales du secteur. Nous saisirons, de ce fait, le conseil de l’état pour se pencher là-dessus « , dira-t-il. Pour revenir sur le référendum prévu le 7 décembre prochain, le secrétaire général se demandera pourquoi les fonctionnaires du secteur  » doivent, par la même occasion, transmettre une liste de représentants aux commissions des wilayas ? Pourquoi ne pas attendre les résultats avant de décider à organiser un autre scrutin ? « , clamera le conférencier.

T. Ch.

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