Une aubaine pour les agriculteurs

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Durant trois jours, soit du lundi à mercredi passés, une pluie fine s’est abattue sans interruption et ce, au grand soulagement des agriculteurs angoissés par un taux de pluviométrie des plus faibles. En effet, la campagne des labours-semailles a été retardée de presque 30 jours notamment au niveau des terrains non irrigués qui forment 80 % des surfaces cultivables dans la région, exception faite de la commune de M’Chedallah. Un retard causé par la sécheresse. Cependant, rien n’est encore perdu avec l’arrivée, bien que légèrement tardive, de ces abondantes pluies qui sont largement suffisantes pour permettre aux laboureurs de se mettre immédiatement au travail et rattraper le temps perdu. Tout est encore permis notamment pour les céréalicultures et les fourrages. La deuxième inquiétude définitivement écartée par ces importantes chutes de pluie est le spectre d’une baisse des débits des ressources hydriques exploitées dans l’AEP, avec les nappes phréatiques renflouées et qui retrouveront leur niveau. Cela, en parallèle au tissu végétal copieusement arrosé qui commence d’ores et déjà à reprendre des formes et des couleurs. D’autant plus que cette année, il a été épargné par les catastrophiques incendies en série qui ont sévi depuis ces 5 dernières années à chaque retour de la saison estivale. Jusqu’à la récolte d’olives qui, bien que faible et arrivée à sa phase de pleine maturité qui en tirerait grand profit de ces pluies. Les grains chétifs presque asséchés seront revigorés par conséquent, le rendement serait amélioré. Une aubaine car la pluie n’est pas accompagnée des habituelles bourrasques de vent. Les grains resteront sur les branches et en profiteront au maximum avec un calibre amélioré. Ces pluies sont également l’occasion d’une reprise rapide et bénéfique pour le cheptel avec les parcours de pâturage qui vont connaître une reprise non négligeable. Il suffirait de quelques journées ensoleillées après ces pluies arrivées à point nommé pour assister à une transformation radicale, pour ne pas dire spectaculaire, des surfaces restées jusque-là nues en raison du retard de la poussée des herbes précoces de l’automne. Ce qui amène à conclure que grâce à ces pluies providentielles, tous les indicateurs sont favorables sur le volet agriculture notamment dans les créneaux céréaliculture et élevage.

O. S.

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