Tala Athmane Les citoyens trouvent toutes les peines pour rallier la ville de Tizi-Ouzou – Le manque de transport s’accentue

A Tala Athmane, localité de la banlieue Est de la ville de Tizi-Ouzou d’environ 10 000 habitants, le problème de transport préoccupe quotidiennement la population. Cela dure depuis 2008, date à laquelle ce problème a surgi avec acuité. En effet, l’unique bus qui assurait le transport scolaire et estudiantin n’est plus, depuis, fonctionnel. Cela a provoqué de sérieux désagréments à toute une population qui trouve d’énormes difficultés à se déplacer vers le chef-lieu de Wilaya, pourtant situé à 15 Kms seulement. Des citoyens ont pris l’initiative d’intervenir auprès de la direction des transports de la wilaya pour l’affectation d’autres moyens de transports en remplacement du premier. Des minibus, au nombre de trois, ont été affectés pour assurer la liaison Thala-Athmane – Tizi-Ouzou, mais le problème n’a pas été pour autant, résolu du fait que le nombre de voyageurs est en nette croissance. Ainsi, les étudiants et les lycéens de la localité arrivent en retard à leurs classes, les fonctionnaires à leurs lieux de travail… Le soir, au retour, c’est le même constat, les citoyens ne peuvent rentrer chez eux qu’à des heures tardives. « Le nombre de transporteurs est insuffisant par rapport à celui des voyageurs qui a triplé. L’absence de station ne favorise pas le transport dans la commune. Les horaires ne sont pas respectés. Il n’y a pas de transport spécial pour les étudiants et les lycéens … », nous dira un citoyen du village. Un autre ira plus loin : « C’est l’anarchie totale ! La majorité des transporteurs sont d’Ouaguenoun, ils exploitent la ligne de Tala Athmane pour transporter les gens d’Ouaguenoun jusqu’au chef-lieu de Wilaya. Les transporteurs des villages voisins, Tiplakine, Mdhamar, Labdhahi… utilisent, aussi, la ligne de Tala Athmane pour éviter l’escale à la nouvelle station, qui est imposée aux transporteurs de ces localités qui ne relèvent pas de la commune de Tizi-Ouzou. C’est ce qui accentue le manque de transport pour les citoyens de notre localité ». Les autorités locales sont, ainsi, interpellées pour régler ce problème définitivement. Pendant ce temps, les habitants subissent les aléas du transport au quotidien.

Cheikh Razika