Azazga Organisée par l’ODEJ de Tizi-Ouzou – L’exposition sur le Sida boudée par les citoyens

La célébration de la journée du SIDA qui doit s’étaler pendant toute la première semaine du mois de décembre 2011 n’a pas eu la résonance que tout le monde attendait. L’Office des établissements de jeunes de la wilaya de Tizi-ouzou a eu la louable initiative d’organiser à Azazga des activités dont l’objectif premier est la prévention contre la maladie du SIDA. Hélas, les membres de cet organisme n’ont pas reçu l’accueil qui leur est du. Les responsables locaux, sensés les recevoir ont brillé par leur absence. Le fait qu’elle soit boudée par les citoyens, pour des raisons inconnues, n’a pas, pour autant, découragé les animateurs de l’ODEJ (ex CIAJ) à mener une campagne de proximité en organisant, devant l’ex église de la ville d’Azazga, une exposition explicitant le danger encouru à cause de cette maladie qui continue de faire des ravages et qui tue chaque année plus de 3 millions de personnes à travers le monde, ainsi que les moyens de s’en prévenir. Promouvoir la prévention contre cette pandémie, les traitements appropriés ainsi que la prise en charge des personnes atteintes du VIH/SIDA, étaient les thèmes principaux de cette sortie. Le slogan « Objectif zéro : zéro nouvelle infection au VIH, zéro discrimination, zéro décès lié au SIDA », sera à la fois le slogan de cet événement et un appel pour que toutes les couches sociales aient accès au traitement et, aussi, un appel en direction des pouvoirs publics afin qu’ils respectent leurs engagements envers la déclaration d’Abuja qui enjoignaient aux pays africains de prendre les mesures nécessaires face à ce fléau qui gangrène le continent. Sujet tabou, la communication sur le SIDA devra en être libérée. L’évolution des comportements humains est d’une importance vitale. Les citoyens, ou plutôt les quelques citoyens qui ont approché les organisateurs de cette manifestation ont eu droit à des informations très instructives qu’ils ignoraient auparavant. Ils sauront, ainsi, qu’une polyclinique sise à M’Douha (Tizi-Ouzou) est procèdent au dépistage du virus de cette dangereuse maladie est opérationnelle. K. Moussaoui, une psychologue au sein de l’ODEJ, a tenu à nous donner quelques précisions autour de la maladie et des risques qu’encoure quotidiennement le citoyen. « Nous menons une campagne effrénée afin de sensibiliser les citoyens afin sur le danger qui nous guette. Le SIDA doit être pris au sérieux car il touche des pans entiers de la société. Personne n’est à l’abri de ce fléau, qui prend des proportions alarmantes et qui risque de se propager si l’on ne tient pas compte des risquent et des maux qu’il engendre. La pandémie est une maladie silencieuse et ne se dévoile que quelques mois plus tard. La prévention et le dépistage sont plus que nécessaires, c’est même vital. A Azazga, nous avons eu cette agréable information, auprès d’un coiffeur qui nous a dit qu’il procédait à la stérilisation de son matériel et qu’il prenait soin de ses clients. J’espère que cette initiative ne se limite pas à quelques citoyens, on souhaite qu’elle se généralise. Nous allons tenter de prolonger notre séjour pour tout le mois de décembre afin de toucher le maximum de personnes. Nous traitons aussi les thèmes d’autres fléaux sociaux comme le tabagisme, la toxicomanie et l’alcoolisme. Les sujets tabous doivent disparaître de nos mœurs. Nous ciblons, par nos actions, toutes les franges de la société particulièrement la population juvénile qui est la plus exposée et la plu fragile. Nous menons, aussi, nos campagnes dans les établissements scolaires ». L’Office des établissements de jeunes qui regroupe des psychologues, des médecins, des éducateurs spécialisés et qui collabore activement avec le mouvement associatif, utilise dans ses campagnes de sensibilisation et de prévention des moyens didactiques à forte persuasion. Outre les panneaux d’affichage et les diverses formes de documentation (prospectus, dépliants… etc), les moyens technologiques les plus modernes font aussi partie de son panel d’outils communicatif. Après avoir sillonné les villes de Béni Douala, Boghni et Azazga, l’ODEJ prévoit de se rendre à Ain El Hammam, Tizi-Ouzou, Béni Yenni et Larbaâ Nath Irathen.

Rachid Yahou