Un programme consistant lié à l’habitat rural a été accordé à la commune d’Ighram, nous a confié M. Boussaâd Ibaliden, le P/APC.
«Au cours des deux années 2010 et 2011, nous avons distribué 305 logements, ce à quoi il faut adjoindre 150 unités nouvellement attribuées», a déclaré en substance le maire, selon lequel les dossiers des postulants sont en cours d’instruction. «Le quota dont nous avons bénéficié reste tout de même insuffisant pour absorber toute la demande exprimée et qui avoisine actuellement les 300», fait remarquer notre interlocuteur. Toujours est-il que l’optimisme est de mise dans la mesure où, nous informe-t-on, ce programme de logements a largement contribué à contrecarrer le mouvement d’exode. «Il y a même un mouvement inverse», se félicite le maire. Faut-il rappeler que ce programme, financé à hauteur de 70 millions de centimes par logement par le FONAL (fonds national du logement), est exclusivement orienté vers des projets de nouvelles constructions. «Ce programme est, à mon sens, une réussite», souligne le P/APC. «Le seul problème qui se pose, ajoute-t-il, est le non raccordement de certaines bâtisses à l’énergie électrique, mais la Sonelgaz a affiché sa disponibilité à le résoudre progressivement». Pour leur part, certaines autos constructrices bénéficiaires de l’aide du FONAL, ont relevé certaines contraintes en rapport avec le montant de l’aide consentie. «70 millions de centimes, c’est vraiment dérisoire eu égard au coût très élevé des matériaux de construction et de la main d’œuvre qualifiée», se plaint un bénéficiaire du village Tighilt Mekhlouf. Un autre auto constructeur du village Ighil Nacer évoque, lui, le problème des terrains accidentés qui nécessitent au préalable de gros travaux de viabilisation, avant de se prêter à la construction. «Viabiliser ou construire au préalable une cave, l’investissement est à la charge du bénéficiaire. Beaucoup sont obligés de s’endetter pour réaliser 20 % du projet, exigible pour prétendre au déblocage de la première tranche de l’aide du FONAL», relate notre interlocuteur. «Ceci explique, enchaîne-t-il, les retards cumulés dans la progression des travaux».
N. Maouche

