A Tirmitine, le secteur de la santé est en deçà des attentes des 20. 000 âmes qui résident dans cette municipalité.
En effet, pour les 30 villages et hameaux de cette commune, on dénombre uniquement un centre de santé au chef lieu, de plus mal équipé et se contentant de soins de base, et quatre salles de soins qui ne font que des injections et des pansements. Rappelons que le centre de santé conçu pour être une véritable polyclinique, ne dispose ni de laboratoire d’analyses médicales, ni de radiologie, ni d’un service d’urgences, ni d’ambulance et encore moins de maternité. Signalons, tout de même, que les équipements de radiologie existent mais ils ne servent que de pièces de rechange à la polyclinique de Draâ Ben Khedda. A ce sujet, le premier magistrat de la commune déplorera : « Le secteur de la santé dans notre localité n’est pas reluisant. Notre centre de santé n’est pas équipé et même le matériel disponible sert de pièces de rechange à la polyclinique de Draâ Ben Khedda. En 2007, après nos multiples requêtes, la direction de la santé publique a, enfin, accepté la reconversion de notre centre de santé en polyclinique et une cagnotte de 7 millions de dinars y a été dégagée, mais à ce jour rien n’est fait. Ce ne sont, en final, que des promesses en l’air ». Concernant les besoins de la commune dans ce domaine, Mr Senaoui demandera : « Nous avons besoin, en urgence, de la réalisation d’une polyclinique, de la construction de deux salles de soins au profit des villages Ourti Bouakache, Tadert Tamokrant, Tighilt, Bouarous et Harouka d’une part, et pour les villages Abarane et Tiachache, d’autre part. Nous souhaitons aussi bénéficier d’un centre de santé au profit du village Ménacera ». Signalons que dans cette localité les citoyens, pour une simple consultation, sont obligés de se rendre chez les médecins privés de Draâ Ben Khedda ou de Tizi-Ouzou.
Les prix pratiqués, les frais du voyage et ceux des médicaments finissent par les décourager et de ne se soigner qu’en cas de gravité. Du coup, lorsqu’ils entendent parler de gratuité et de proximité des soins, une politique chère au gouvernement, les Tirmitinois s’estiment non concernés. Un d’entre-deux, que nous avons rencontré au chef-lieu regrettera :
« La plupart des communes de la wilaya disposent de polyclinique, chez nous, ce n’est pas le cas. Par ces temps de chaos et de disette, nous sommes obligés d’évacuer nos patients par nos propres moyens et, souvent, l’indésirable se produit en cours de route, surtout pendant la nuit.
Il est urgent de doter notre commune d’une vraie polyclinique ».
H. T.

