Ce sont d’infinis alignements de baraques sommairement aménagées qui s’enchaînent sur les accotements de cette route à grande circulation. Des baraques ouvertes qui abritent des étals sur lesquels sont achalandés des gammes complètes de fruits et légumes issus soit de l’importation ou de la production locale. Cette activité en bordure de ce tronçon de 40 km qui s’étale du carrefour d’Oughazi à M’Chedallah jusqu’à Guendouza à l’entrée d’Akbou qui a débuté timidement il y a environ 4 ans de la manière dite «à la sauvette», pratiquée par des jeunes qui essayent d’écouler quelques cageots de fruits et légumes cultivés dans leurs vergers situés non loin de cette route. Une activité dont se sont emparés les spéculateurs dont le nombre augmente d’année en année et qui ont fini par s’accaparer le moindre espace des accotements en périphérie des grandes agglomérations que traverse la RN 26 tel que Raffour, Chorfa et Chokrane. Cela concernant le territoire de la wilaya de Bouira. Plus loin, ce sont les abords est de la ville de Tazmalt qui sont animés par ces marchands, Allaghen, Ath Lahdhir et enfin Akbou dans la wilaya de B’gayet. Des marchands qui ne peuvent plus être qualifiés d’ambulants pour le fait qu’ils se sont définitivement fixés en ces lieux cités. Certes que c’est une activité qui fait vivre bon nombre de chômeurs et leurs familles, mais qui s’exerce dans une anarchie totale au point de présenter de nombreux risques tant pour la circulation routière que pour la santé publique. Les débris de pares brise et feux rouges qui jonchent les bas côtés de la route à proximité de ces étalages laissent deviner aisément que de fréquentes collisions s’y produisent en ces lieux, d’autant plus que certains tronçons sont réputés à grande vitesse tel que Akhnaq Ouchaba à Chokrane ou Ath Lahdhir, des axes en ligne droite qui incitent à appuyer sur l’accélérateur et qui sont souvent le théâtre d’accidents, mortels pou la plupart. Sur le volet hygiène et santé les étalages sont garnis de fruits et légumes sensibles, exposés en plein air, sans aucune protection. Par conséquent, ils reçoivent à longueur de journée de la poussière soulevée par les impressionnants semi remorques, qui laissent derrière eux de véritables nuages de poussière fine, qui atterrit sur cette marchandise. Plus grave, il est fréquent de voir sur ces étals des fruits ouverts tel que le melon, pastèque, pommes ou oranges mise à la disposition des clients qui peuvent y goûter sur place et apprécier la qualité des clients qui n’hésitent pas à…mordre à belles dents, puisque c’est offert gratuitement, ils en profitent sans se faire prier. D’autre part, en plus de leurs propres déchets qu’ils abandonnent sur les lieux qui pourrissent lentement, ces lieux ou sont aménagés les étals sont proches des importantes agglomérations, soit des lieux où sont déversées toutes sortes d’immondices et d’ordures ménagères, des lieux qui enregistrent le taux de pollution le plus élevé. Notons enfin que plusieurs citoyens nous ont fait part de toutes sortes d’arnaques qui entourent cette activité tel que la tricherie sur le poids ou le camouflage de fruits ou légumes avariés qu’on fourre au fond des sachets proposés préparés pour un poids de 5 ou de 10kg, une information qu’on rapporte sous toute réserve pour le fait de ne pas l’avoir vérifiée sauf qu’elle nous a été communiquée à plusieurs reprises.
Oulaid Soualah
