Le Conseil national des enseignants du secondaire et technique (CNAPEST) réunira son bureau national la semaine prochaine, au plus tard celle d’après, dans le but d’évaluer la rentrée scolaire et de réfléchir sur la suite à donner à leur mouvement. Les synthèses qui en découleront vont être débattues lors du conseil national qui se tiendra, selon Meziane Meriane, porte parole dudit syndicat, au cours de ce mois. Celui-ci indique que lors de cette rencontre « ordinaire » la base fixera les actions à mener dans les prochains jours et à la même occasion entérinera les recommandations ayant découlé de leur université d’été. Cela étant le syndicat procédera à la restructuration de ses forces et à la révision de leur plan d’action. Pour rappel, Meriane avait annoncé lors d’une conférence de presse animée au niveau du siège du SNPSP que, par crainte d’être taxé d’agitateur politique, le CNAPEST a différé toutes ses actions après la tenue du référendum du 29 septembre dernier sur la paix et la réconciliation nationale. « Tout sera gelé jusqu’après le 30 septembre », avait-il dit. Le retour à la protestation est inéluctable, vu la détermination de ce syndicat à aller de l’avant pour faire valoir ses revendications, à savoir l’augmentation de 100 % du salaire, la retraite après 25 ans de service et la révision du statut particulier de l’enseignant et par-dessus tous l’acquisition de l’agrément. Un point qui constitue la pomme de discorde entre le ministère de travail et le conseil national des PEST. Ce dernier se dit, toujours par la voix de son porte parole, obstiné à continuer leur combat syndicale. Pour ce qui est du statut particulier de l’enseignant, dont le ministre de l’éducation a annoncé la révision le mercredi dernier à la faveur de la cérémonie organisée au profit des chefs d’établissements scolaires, ayant obtenus des résultats satisfaisants lors de ces trois dernières années, Meriane a indiqué qu’un travail a été fait dans ce sens par une des commissions mixtes installées, suite au dialogue amorcé avec le département de Benbouzid. « Les travaux de ces commissions avançaient très timidement » dira de surcroît Meriane qui déplore dans la foulée que ces dernières n’ont abouti, finalement, à aucune solution tangible susceptible de résoudre leurs problèmes socio-professionnels.
Wassila O. H.
