Draâ Ben Khedda Trottoirs et espaces publics squattés, embouteillages monstres…. – L’anarchie maîtresse des lieux

Draâ Ben Khedda se complaît, apparemment, dans son état anarchique actuel. Le centre ville en est l’exemple illustratif. La place du 8 Mai 1945 est de plus en plus occupée par les marchands de fruits et légumes venus même de la wilaya limitrophe, Boumerdès. Ils encombrent les rues, et bloquent avec leurs étals et leurs véhicules les accès pour piétons. Le marché un bidonville, est toujours en place, en dépit des décisions des autorités locales qui voulaient le délocaliser. Le bâtiment d’à côté construit dans les années 1980 et qui devrait abriter le marché couvert, n’est toujours pas fonctionnel. Les listes des bénéficiaires ont été revues à plusieurs reprises. Les bénéficiaires des premières listes, étant exclus, avaient même occupé le bureau du maire, une action qui remonte à deux années environ. La station de fourgons desservant la ligne Draâ Ben Khedda – Tizi-Ouzou n’est utilisée qu’à moitié. L’autre partie fait le bonheur des marchands qui stationnent et y étalent leurs marchandises, bananes, oranges, dattes… on y voit même un semi remorque de briques. Du côté sud, sur la RN 25, la casse auto constitue un casse-tête pour les usagers. Elle s’allonge et s’élargit à profusion. Tout le long, ce sont des terrains domaniaux qui sont carrément squattés sans que les responsables ou les autorités concernées ne lèvent le petit doigt. Les communes ne voient aucun sou entrer dans leurs caisses. Du foncier qui pourrait rendre de grands services aux communes limitrophes, Draâ Ben Khedda et Tirmitine. La prolifération de ces commerces, des deux côtés de la RN25, rétrécit cette dernière. Chaque soir, les automobilistes sont contraints d’attendre des heures entières pour que le tronçon soit libéré les véhicules qui stationnent aux alentours d’un bar provoquent des embouteillages monstres. Les files de voitures atteignent même Draâ Ben Khedda, sur une distance de plusieurs dizaines de kilomètres. L’attente dure des heures et il faut attendre les consommateurs et les clients de ces casses pour qu’ils libèrent la route.

Arous Touil