Longtemps resté éloigné des terrains à cause d’une méchante blessure, le défenseur Kabyle, Essaïd Belkalem, était avant-hier au stade de 1er novembre de Tizi-Ouzou pour encourager ses coéquipiers. Il a bien voulu répondre à nos questions.
La Dépêche de Kabylie : Qu’est-ce que cela vous fait de retrouver le stade du 1er novembre après une si longue absence ?
Essaid Belkalem : Cela me fait chaud au cœur. C’est avec un grand plaisir que je retrouve le stade du 1er novembre et je revois tout ce beau monde qui n’a pas cessé de me soutenir tout au long de ma blessure. C’est un devoir d’être ici et je tiens à remercier de fond du cœur tous ceux qui m’ont soutenu moralement et même financièrement pour dépasser cette période difficile. Je suis très content, aussi, de la victoire de mon équipe qui nous permet de remonter et de bien nous positionner au classement.
Concernant votre blessure, peut-on dire que vous êtes totalement guéri ?
Franchement, je suis passé par une période des plus difficiles, mais j’ai tenu le coup grâce au soutien de tout le monde. Au début, les médecins n’ont pas pu localiser ma blessure et diagnostiquer sa nature et c’est pour ça qu’on a hésité à m’opérer. Puis, il y eut l’opération qui s’est déroulée dans de bonnes conditions et je n’ai manqué de rien à Aspetar où j’étais bien pris en charge. J’ai suivi un programme spécifique à la lettre et les médecins n’ont pas lésiné sur les moyens pour me remettre sur pied. J’ai ensuite suivi un programme de rééducation qui m’a permis de retrouver mes forces et, Dieu merci, je vais bien.
Quand comptez-vous reprendre les entrainements ?
Mardi ou, au plus tard, mercredi. J’attends juste le feu vert du médecin. Je ne veux pas me précipiter et je prendrai tout mon temps pour bien me remettre. Je ne vais pas brûler les étapes et je respecterais les consignes des médecins à la lettre pour me débarrasser complètement de cette blessure qui m’a éloigné des terrains de football.
On imagine que les terrains de football vous manquent ?
Oui, bien sûr. Je brûle d’envie de rejouer et j’ai des fourmis dans les jambes. Mais, comme je vous l’ai dit, je préfère y aller doucement pour ne pas compliquer les choses. Je vais reprendre les entrainements avec quelques tours de piste et des exercices spécifiques afin de retrouver la plénitude de mes moyens d’ici la phase retour Inchallah. Je verrai le président Hannachi pour éclaircir mieux ma situation vis-à-vis du club que je ne compte pas quitter.
Depuis votre absence, beaucoup de joueurs ont joué à votre poste, à l’instar de Zarabi, Bitam et Khellili, que pouvez-vous nous dire sur ce sujet?
Oui, j’ai suivi le parcours de la JSK même lorsque j’étais au Qatar. La défense marche bien et c’est tant mieux pour l’équipe. Je dirai que cette rotation entre ces joueurs, qui sont pétris de qualité a apporté ses fruits et j’espère que l’équipe continuera sur cette lancée et finira le championnat en beauté.
L’EN olympique a déçu plus d’un. Que pouvez-vous nous dire sur l’échec de vos coéquipiers ?
J’aurais bien aimé prendre part à ce championnat qualificatif aux JO de Londres, mais la blessure m’en a empêché. J’étais très déçu par l’élimination de mes coéquipiers qui méritaient mieux. Ils ont sué pendant 14 mois et ils ont bien travaillé ensemble, mais des fois, les choses ne se déroulent pas comme on les veut et on doit retenir les leçons de cet échec.
On vous laisse le soin de conclure.
Je tiens à remercier tous ceux qui m’ont soutenu, de prés ou de loin, et je remercie le public Kabyle qui s’est inquiété pour moi. Je lui promets de faire le maximum pour revenir à mon véritable niveau.
Entretien réalisé par K. Kader

