Que le gaz …butane et du bois pour se chauffer !

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A l’arrivée de la saison hivernale, surtout dans de la région d’Iferhounène, une contrée montagneuse froide et glaciale, les habitants redoutent une saison rude et pénible.

En effet, ces collines montagneuses de Djurdjura dépassant les mille mètres d’altitude sont très alarmantes pour ces habitants dès les premières chutes de neige, compte tenu du manque de moyens adéquat, est toujours perçue comme un événement dans la vie des montagnards. Pour les nombreux désagréments qu’elle ne manque pas de générer, avec en particulier, le défaut de moyens de réchauffement, le gaz de ville fait toujours partie des manques de commodités, qui sont indispensables pour la vie de tout les jours des habitants dans cette région réputée pour son isolement, cette commodité reste indisponible dans plusieurs villages. Ces derniers souffrent dans une région où la saison hivernale est marquée par de fortes chutes de neige et un froid des plus intenses. Pour rappel, ce projet a été lancé depuis belle lurette, mais il a connu un immense retard, au point de devenir un rêve pour les habitants. Pour se réchauffer, ils sortent leurs tronçonneuses, pour abattre les arbres de la belle foret de la région, qui commence à vibrer au rythme de cette machine électrique. «C’est vraiment désolant pour notre environnement qui est menacé de plus en plus, mais, on n’a pas le choix, la population est obligée de couper des arbres pour se chauffer à la traditionnelle. Aujourd’hui, le gaz de ville est devenu pour nous un rêve ! Cette mise en service devait avoir lieu le mois dernier, mais hélas, on attend toujours que les travaux soient achevés», déclare un habitant. Le gaz butane avec les dangers et les risques qu’il représente pour la population, reste toujours utilisé comme l’un des moyens de réchauffement par la majorité de la population. De plus, son prix a atteint les 220 DA. «L’hiver est froid et glacial à Iferhounène et, en l’absence de moyens de réchauffement, ça devient un calvaire ; les gens souffrent pour se procurer une bonbonne de gaz butane, c’est rare, lourd et cher. Avec le gaz de ville, on gagne du temps, de l’argent, notre santé et, en plus, l’environnement sera protégé puisqu’on ne sera pas obligés de couper des arbres pour se chauffer à la traditionnelle», pense pour sa part un autre citoyen. Les habitants souhaitent que les entreprises, qui prennent en charge le projet du raccordement de leurs foyers en gaz de ville, ne fassent pas de retard supplémentaire pour que tout le monde soit satisfait.

Samer Salem

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