Encore un kidnapping dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Celui-ci été perpétré dans la nuit de mardi à mercredi à Aït Yahia Moussa. La victime de cet énième rapt n’est autre qu’un jeune de 21 ans, répondant aux initiales H. M.
Selon des sources locales, ce dernier a été enlevé dans une huilerie familiale se trouvant au niveau du lieudit » Le pont noir « , pas loin du tristement célèbre chemin de wilaya 128 menant vers la localité de Boghni.
Originaire d’Ait Yahia Moussa, H. A. a été surpris dans l’huilerie aux environs de 21h. Il aurait, selon les mêmes sources, été enlevé par un groupe armé composé de six individus. Nos informations ne précisent pas si ces éléments armés agissaient à visages découverts ou non. La nouvelle a vite fait le tour de la wilaya et jusqu’à la fin de la journée d’hier, aucune nouvelle concernant le jeune homme n’est parvenue à ses proches. Il est certain, cependant, que ses ravisseurs tenteront d’entrer en contact avec la famille dans les toutes prochaines heures, comme cela est de coutume après un pareil acte, pour demander la fameuse rançon.
Il s’agit, en fait, du 67e kidnapping que la wilaya de Tizi-Ouzou a enregistré ces quelques dernières années. Dernièrement, un médecin d’Ait Aïssi a été enlevé avant d’être relâché après 20 jours de captivité. Sinon, plusieurs communes de la wilaya ont été un jour, secouées par un rapt. Cette situation ne semble pas dissuader les groupes armés, car, force est de constater que ceux-ci maintiennent leur procédé. Pour les observateurs avertis, ces enlèvements sont entrepris par ces groupes afin de terroriser la population et, surtout, se mettre en évidence. Façon, pour eux, de dire qu’on est toujours là malgré le vaste déploiement des services de sécurité dans la région.
Une région qui ne voit toujours pas le bout du tunnel, en dépit des efforts consentis dans le domaine. Les attentats terroristes, les vols, les attaques à mains armées, et autres, sont devenus légion dans cette contrée.
Le moins que l’on puisse dire en somme, c’est que la situation sécuritaire, bien qu’elle ait enregistré une amélioration, est loin d’être reluisante en Kabylie. Le point noir, dans ce registre, reste incontestablement, et justement, ce fameux CW 128, à proximité duquel a été enlevé le jeune H. M.
Ce chemin est connu, en effet, pour être le théâtre de plusieurs actes terroristes, tels les faux barrages, attentats et enlèvements. Au fil du temps, les riverains ont appris à vivre la peur au ventre, dans la mesure où les actes criminels se succèdent sans relâche. La population locale doit encore croiser les doigts et prier pour que son enfant, H. M. retrouve les siens sain et sauf.
M. O. B
