«Les décisions rendues par la justice vont être appliquées au courant de la semaine », c’est ce qu’a déclaré le wali de Tizi-Ouzou à propos de la crise au niveau de la laiterie de Draâ Ben Khedda. Serait-ce le début de la fin de ce bras de fer que connaît l’usine de production de lait en sachet depuis maintenant plus de 2 mois. Est-ce une façon de dire que les autorités vont intervenir une bonne fois pour toutes afin de régler le problème. En tout cas, le premier magistrat de la wilaya s’est montré optimiste. « J’ai eu à discuter avec les deux parties concernées. Le propriétaire s’est engagé à accepter les revendications des grévistes, celle, notamment, de voir une commission d’enquête installée. Maintenant, cette affaire doit bien prendre fin un jour. Et cela se fera incessamment », dira-t-il. Une nouvelle qui réjouira plus d’un, parmi les citoyens qui se plaignent du manque de lait en sachets, mais aussi de la détérioration de sa qualité. Le premier magistrat de la wilaya de Tizi-Ouzou a assuré que le problème ne devrait pas durer. Se prononçant sur la revendication principale des travailleurs grévistes de la laiterie, à savoir la reprise par l’état de l’entreprise de production de lait et de ses dérivés, le wali de Tizi-Ouzou a assuré que « c’est techniquement impossible. Si l’état s’amuse à reprendre les entreprises privatisées, cela remettra en cause toute la politique de privatisation des entités économiques publiques, mise en place depuis 2008 ». M. Bouazghi a, par ailleurs, déploré que les « deux parties ne se soient pas mis d’accord pour s’asseoir autour d’une table et en discuter calmement ». « Je leur ai même proposé de reprendre le travail tout en maintenant leurs revendications », ajoutera-t-il. Pour rappel, la justice a tranché en faveur du propriétaire de la laiterie de Draâ Ben Khedda. Ainsi, 39 personnes, poursuivis pour abandon de poste et entrave à l’activité de l’entreprise, ont été condamnées à payer une amende de 4,8 milliards de centimes, plus un milliard de dommages et intérêts. C’est ce que nous a confirmé un fonctionnaire au niveau de l’unité de Draâ Ben Khedda, contacté par nos soins. Ceci, en plus des cinquante six autres travailleurs qui ont été licenciés, dernièrement, par le responsable, lui-même, qui les a accusés d’abandon de poste. Notre interlocuteur a assuré que « suite à la décision de justice, jugée injuste par les travailleurs, ces derniers ont procédé à un pourvoi en cassation. Ils devraient comparaître le 12 janvier prochain », dira-t-il. A noter que l’usine est paralysée depuis le 9 octobre dernier. Les travailleurs réclament, entre autres, la reprise par l’état de cette entreprise.
T. Ch.
