Après la difficulté de salle qui semble pour l’heure levée, par la reprise des entraînements, un autre problème reste pourtant posé dans la maison NCB, c’est celui relatif à sa catégorie senior garçon. Jusqu’à lundi passé, cette catégorie n’a pas encore rejoint le reste du groupe, au motif bien simple qu’un malaise s’est bien installé entre les joueurs et le staff dirigeant et auquel ont prit part même les coachs. Ni Allab Abdelmalek ni Kheireddine Rochdi ne se sont présentés à leurs postes. Donc, le problème a pris des proportions alarmantes, car si ces deux hommes ont « suivi le mot d’ordre » de leurs poulains, cela veut tout simplement dire que rien ne va plus, et que la situation mérite bien une prise en main sérieuse. Ces difficultés prévisibles, ne pouvaient pas épargner un club comme le NCB qui,au vu de sa stature et des titres qu’il glane régulièrement, avec l’ensemble de ses catégories et jouant actuellement avec deux équipes en super division reste en proie à des problèmes financiers. Le club qui joue sur tous les fronts, y compris à l’échelon africain, à défaut de stagner dans les vieux réflexes, doit se ressourcer notamment sur le plan financier. Il n’est plus possible de persister dans le mode de gestion actuel, et surtout de faire appel à des subventions de l’Etat pour figurer parmi l’élite. Une gestion qui nécessite moult dépenses de fonctionnement, qui s’estiment à des dizaines de millions de dinars, alors que les ressources engrangées des seules aides de l’Etat représentent à peine le dixième des besoins du club. Actuellement, le club a certes le statut du meilleur club à l’échelle nationale, pas seulement en terme de résultats, mais aussi par sa politique de formation, porteuse à plus d’égards. Pourtant, il lui faudra bien répondre aux exigences, en somme légitimes de ses athlètes. Le staff actuel est à la croisée des chemins, il doit opter pour des choix stratégiques et opter pour les opérations les moins coûteuses possibles. Sa deuxième participation africaine lui a coûté un quart de million de dinars… un pactole qui aurait aujourd’hui, résolu tous ses problèmes, absolument tous. Le club qui a bénéficié de la subvention 2005, représentant à peu près quelque deux millions de dinars, peut souffler un peu et reprendre ses affaires en main… en attendant un autre orage.
M. Oulhadj
