Les habitants du lotissements Hamdad, situé au chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, ont bloqué la route, hier, au niveau du portail de la cité universitaire de M’douha.
Les protestataires dénoncent le laisser-aller dont ils se disent être victimes de la part des autorités locales. « Imaginez que notre lotissement, situé pourtant à prés de 500 mètres du siège de la wilaya, ne dispose d’aucune commodité », dira un des manifestants. Selon les habitants, leur lotissement manque de tout, à savoir le gaz de ville, l’eau potable, l’éclairage public et d’autres commodités. Les protestataires disent que les routes au niveau de leur quartier se trouvent dans un état déplorable. Aussi, ils font état des égouts qui coulent à ciel ouvert. « La situation est devenue insupportable. Il faut se chausser en bottes pour pouvoir marcher », ironise un autre habitant. « Il y a une dizaine de jours, les pompiers ont trouvé toutes les peines du monde pour accéder à un domicile et secourir un malade », ajouta un autre pour illustrer la situation dans laquelle se trouvent les routes au niveau du lotissement. Pourtant, ces habitants, selon leurs dires, ont saisi toutes les autorités concernées sur cette situation, mais en vain. « En 2008, après avoir publié une lettre ouverte adressée au Président de la République, un bureau d’étude s’est présenté à notre quartier, mais après on ne l’a plus revu et depuis rien n’a été fait pour notre lotissement qui se dégrade de jour le jour », affirme un quinquagénaire fulminant sa colère et s’écriant qu’ « il s’agit là d’un mépris de la part des autorités ». Ces habitants se disent las d’attendre une issue favorable à leurs doléances et comptent aller jusqu’au bout de leurs revendications. Ils espèrent, à travers leur manifestation d’hier, attirer l’attention des responsables concernés et trouver une solution à cette situation qui n’a que trop duré. « Cette action est notre ultime recours, nous étions contraints d’en arriver à ce blocage de la route après que les autorités aient fait la sourde oreille à nos revendications ».
M. O. B.
