Nul besoin de s’interroger sur la raison de la précipitation, qui frôle l’affolement, dont use l’entreprise chargée du projet du réseau de transport et de distribution de gaz de ville. Une entreprise qui met les bouchées doubles pour rattraper les retards qui se sont accumulés, pour diverses raisons, ajoutés à la pression qu’exerce le wali sur tout le monde pour que les infrastructures soient livrées avant la fin de l’année. Cela pour faire bénéficier, durant cet hiver, la population des communes de Saharidj et d’Aghbalou de cette commodité. C’est ainsi que l’entreprise travaille d’arrache…pavés (aucun trottoir n’est épargné). Après le réseau du transport qui a causé de considérables dégâts au niveau du boulevard central, c’est au tour des réseaux de distribution de « s’attaquer » aux trottoirs des rues secondaires à l’aide de marteaux piqueurs, de coupeuses de goudron et, par endroits, de pelles excavatrices, transformant le centre urbain, qui fait aussi office de chef-lieu de commune, en véritable champ de bataille. Jusqu’aux arbres qui ornaient et embellissaient une partie de la rue principale devant l’école primaire qui ont été « amputés » d’une bonne partie de leurs branches. Les dégâts sont tels que les citoyens se demandent combien coûterait, réellement et en fin de compte, ce projet de gaz de ville, après toutes les remises en l’état des lieux. D’ores et déjà des élus, au même titre que quelques représentants du mouvement associatif ou de simples citoyens, s’engagent à veiller à ce que cette clause du marché mise en évidence dans le cahier des charges (remise en état des lieux), soit exécutée dans les normes et que tout ce qui a été détérioré après le passage des travaux, soit réparé.
Comme pour accentuer cet état de fait, le ciel se met de la partie et arrose copieusement la région, transformant le centre ville de Saharidj en un bourbier où il n’est pas aisé de circuler.
Oulaid Soualah
