La route nationale n°18, sur son tronçon reliant le chef-lieu de la wilaya de Bouira à celui de la daïra d’Aïn Bessam, notamment au niveau du village Saïd Abid à la sortie de la ville de Bouira et au niveau de la commune d’Aïn Laloui, est, depuis ces deux dernières années, envahi par le commerce informel.
Un commerce qui se propage de plus en plus causant d’énormes bouchons et embouteillages au niveau de cet important axe routier. Au départ, il ne s’agissait que quelques jeunes chômeurs de la région qui installaient leurs petits commerces de tabac, ou des villageois qui proposaient leurs récoltes aux clients de passage. Mais le phénomène a connu, depuis ces deux dernières années, une importante transformation. Ainsi, le nombre de vendeurs s’est multiplié et les commerces se sont agrandis, notamment au niveau du village Saïd Abid où cette activité illicite s’est transformée en un véritable bazar à ciel ouvert. A tel point où l’on pourrait trouver toute sorte de marchandises, des fruits et légumes jusqu’aux fast-food, occupant ainsi d’avantage d’espace de cette RN18 et provoquant de plus en plus d’embouteillages, avec tous les dangers que ça peut induire pour les automobilistes qui s’arrêtent chez ses commerçants. « Les files d’attente peuvent atteindre la nouvelle gare routière du chef-lieu, et alors qu’avant, 25 minutes suffisaient pour rallier Aïn Bessam à partir de Bouira, voila que maintenant, il faut 1 heure de temps au minimum, à cause de cette anarchie qui règne sur cet axe routier important. Ceci sans que les autorités n’interviennent pour mettre un terme à ce calvaire », nous dira un transporteur de voyageurs travaillant sur cet axe. Ainsi cette route, connue jadis pour sa fluidité et l’absence d’embouteillages, est en train de se transformer en un véritable enfer pour ses usagers, au même titre que les habitants et les commerçants de ce village, alors que les autorités tardent à mener une action pour remettre de l’ordre et en finir avec ce commerce anarchique qui prend des proportion alarmantes.
Oussama K.
