Aïn Bessem Après les dernières intempéries – La boue envahit la ville

Depuis le début de la saison hivernale, la ville d’Aïn Bessem, distante d’une vingtaine de kilomètres vers l’ouest de la ville de Bouira, a été envahie par une véritable marée de boue, de flaques d’eau pluvieuse et d’insalubrité sur un réseau routier mal aménagé et très dégradé notamment après les dernières intempéries, ce qui n’a pas manqué de perturber la circulation routière au centre-ville.

Différents endroits sont submergés par les crues et les eaux pluviales, à défaut de dispositif adéquat. La majorité des avaloires sont bouchés et non entretenus, à l’image de la route menant à la principale station de bus ou celle de la cité sociale, où les canaux d’évacuation sont quasiment inexistants. Un état de fait qui engendre aussi de récurrentes perturbations dans la circulation automobile et rend tout accès impraticable, même pour les piétons. «Il suffit juste de dix minutes de pluie et nos routes sont transformées en un véritable oued où on ne peut se déplacer ni à pied ni même en voiture», nous dira un jeune habitant du centre-ville. Le centre-ville de Aïn Bessem n’échappe pas non plus à ce marécage géant puisque les quelques gouttes de pluie tombées au cours de cette semaine, n’ont pas pu être absorbées par des avaloirs et des regards remplis par des cartons et les emballages et autres déchets laissés par les commerçants. Les piétons au même titre que les automobilistes ont du mal à traverser la chaussée et demeurent cloués sur les trottoirs mal aménagés, exigus voir inexistants dans certains endroits.

Les différents travaux d’aménagement ou de construction aux quatre coins de la ville, sont principalement à l’ origine de cette situation. Des travaux qui perdurent dans le temps et se font dans l’anarchie avec un manque de professionnalisme en leur grande majorité à l’image des travaux du nouveau bloc opératoire de l’hôpital, ou l’entreprise en charge de ce chantier avait fermé durant deux ans la route sise en face de ce bloc et après l’avoir totalement détruite et rendue impraticable.

Oussama K.