Adekar : Les protestataires du village Mechnoua ne décolèrent toujours pas

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Depuis lundi, les habitants de Mechnoua bloquent toujours l’accès aux sièges de daïra, de l’APC et celui de la DTP pour exiger la satisfaction de leurs doléances à même d’améliorer leur cadre de vie. Sur le portail de chaque institution, la banderole est toujours accrochée, pour signifier à tous que ces édifices sont fermés parce que les habitants n’ont ni gaz de ville, ni route, ni assainissement… En fait, tout manque dans cette localité à vocation agricole.

Le recours à ce nouveau mode de contestation sans précédent avait pour objectif de faire entendre la voix de tout un village, dont les habitants estiment être “les marginalisés de la commune d’Adekar”. Pour démontrer cet état de fait, un représentant du comité de village, fait le parallèle avec d’autres villages situés à la périphérie du chef-lieu de la commune, lesquels, nous dit-il, sont dotés de réseau d’assainissement, d’eau et desservis par des routes goudronnés.

Dans une plate-forme de revendications adressée à qui de droit par le comité de village, il est souligné : “Si nous sommes arrivés à sortir dans la rue et à fermer les édifices publics, c’est parce que ces mêmes responsables locaux ont longtemps tourné le dos à nos revendications qui sont légitimes pour ne pas dire prioritaires.” Et de rappeler dans le même ordre d’idées : “Nous avons longtemps favorisé et emprunté la voie de la sagesse, du dialogue dans le respect des procédures administratives, aujourd’hui, c’est l’exacerbation au sein de notre village” et “nous rejetons catégoriquement la réponse qui nous a été donnée par le P/APC lequel jugerait ledit programme “hypothétique” promettant sa prise en charge en fin de l’année 2012”. Ainsi donc les citoyens sont montés au créneau pour fustiger les autorités locales, entre autres, l’APC et la daïra d’Adekar sur le retard dans les promesses non tenues jusqu’au jour d’aujourd’hui par ces instances. Ces derniers sont allés jusqu’à exiger la venue du wali de Béjaïa pour lui faire passer le message et lui signifier le marasme que vivent les citoyens dans leur paisible village.

“Nos doléances sont restées vaines et les autorités locales ne semblent pas bouger dans le bon sens. Pour nos revendications, nous avons estimé qu’elles restent légitimes au plus haut degré. Pour la troisième journée consécutive les contestataires occupent les plus grandes artères de la ville d’Adekar qui est devenu difficile à pénétrer ce qui commence à paralyser toute la région”. Si les responsables n’interviennent pas au moins pour calmer la situation, le mouvement peut créer d’autres mouvements dans le sens, le fait que les villages limitrophes tels de Mezdouy et Iwanoughen, qui vivent le même calvaire, commencent à se mobiliser pour rejoindre les rangs des contestatairs, tout comme les lycéens d’Adekar qui menacent d’occuper la rue à partir du début de la semaine dans le cas où leur plate-forme reste vaine.

Mouhoub Zerrouk

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