Ils observeront une grève de cinq jours à partir du 15 janvier

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Le Syndicat national des corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation nationale (CNCCOPEN) ne compte pas lâcher du lest. Et pour cause, il appelle les travailleurs du secteur à observer une grève de cinq jours à partir du 15 janvier prochain.

La protestation dans le secteur de l’éducation nationale ne semble pas prendre fin avec le nouvel an, puisque les syndicats ne cessent de menacer de reprendre le chemin de la protestation, et de diversifier les actions de mobilisation. En effet, les corps communs et ouvriers professionnels montent au créneau et décident d’entamer une grève de cinq jours, afin d’exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis de l’indifférence de la tutelle concernant leurs doléances, soulevées depuis plusieurs mois. “Le bureau national du Snccopen appelle les corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation à entamer une grève de cinq jours à partir du 15 janvier prochain», lit-on dans un communiqué rendu public par le bureau national du Snccopen. Précisant que cette grève sera suivie de plusieurs sit-in devant les sièges des wilayas du territoire national, le 17 de ce mois en cours. Cette décision a été prise le 6 janvier, après la tenue d’une réunion, par le bureau national du Snccopen.

Pour rappel, les corps communs et ouvriers professionnels de l’éducation ont déjà tenu en coordination avec le Conseil des lycées d’Algérie (CLA) un rassemblement le 14 décembre dernier. “On a été réprimé par les autorités qui ont mis en place un fort dispositif sécuritaire pour empêcher notre rassemblement. Mais on ne va pas s’arrêter la et continuera notre chemin de protestation jusqu’à l’obtention de nos droits», avait déjà exprimé Baha Ali, le secrétaire générale du Snccopen. Pour ce qui est des revendications, le Snccopen réclame l’intégration des corps communs, des ouvriers professionnels et des agents de l’éducation selon le décret 315-08 et revoir la classification de ces deux catégories. Le même syndicat appelle la tutelle à intervenir pour mettre fin à l’attribution des postes administratifs aux enseignants.

Il y a lieu de souligner que le Snccopen a boycotté la grève des 3, 4 et 9 janvier, à laquelle ont appelé certains syndicats du secteur. “Cette grève est une manipulation de la part de certains syndicats, et vise à décourager les corps communs. On a eu déjà une proposition de coordonner avec ces syndicats et on n’a refusé parce que cela n’est pas dans l’intérêt des travailleurs du secteur», a noté la même source.

Samira Saïdj

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