Le siège de l’APC de Aïn Lahdjar, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Bouira, demeure toujours fermé par des bénéficiaires des 50 logements RHP, et ce, depuis mercredi dernier. Les contestataires réclament l’annulation pure et simple de la liste des bénéficiaires qu’ils jugent inacceptable et insensée.
Ils déplorent également l’absence d’une oreille attentive de la part des responsables quant à leurs revendications. Les bénéficiaires mecontents jugent aussi et surtout inadmissible le fait d’attribuer un seul F3 à deux familles, et réclament dans leur plate-forme de revendications, l’annulation de la liste des bénéficiaires. Pour eux, chaque famille doit disposer de son propre logement.
Ces mêmes-familles exigent la mise en place d’une commission dont laquelle ils souhaitent faire partie, et qui aura pour mission de revoir l’opération d’attribution des logements selon les critères de priorité en tenant compte bien évidemment de certaines catégories sociales à l’image des jeunes. Dans les textes de loi, cette frange dispose d’un quota de 30%. “Comment est-ce possible de loger deux familles qui n’ont aucun lien de parenté à l’intérieur d’un seul F3, je préfère rester dans le bidonville», nous dira l’un des contestataires, avant d’ajouter : “On ne comprend pas aussi pourquoi il y a que 52 familles qui ont été recasées dans 26 logements et que le reste ont tous bénéficié d’un seul logement pour chaque famille», nous dira notre interlocuteur. Par ailleurs, il est utile de signaler qu’une délégation représentant ses familles a fait le déplacement au siège de la daïra d’Aïn Bessem le mercredi dernier, dans l’espoir de trouver un consensus avec le chef de daïra. Ce dernier leur aurait signifié son refus catégorique quant à l’annulation de cette liste. La même délégation avait par la suite pu rencontrer le P/APW. Ce dernier se serait engagé à annuler la liste dans les plus brefs délais. Mais depuis la liste reste toujours maintenue. Et c’est pour cette raison que les contestataires maintiennent toujours le siège de l’APC fermé. “Nous n’avons été contactés par aucun responsable depuis mercredi dernier et si nos revendications ne seront pas prises en considération dans les prochains jours, nous allons radicalisé notre mouvement” , nous dira l’un des contestataires.
Oussama K.
