Une semaine après l’obtention de son agrément, l’association des parents d’élèves de l’école primaire frères Yahiatène, sise au centre ville de Boghni, a organisé jeudi sa première activité par la célébration de la journée de Yennayer au sein de l’établissement. Cette initiative, la première du genre, a été saluée par les élèves, mais aussi par les parents, qui ont tenu à accompagner en masse leurs enfants. «C’est tout naturellement que nous avons adhéré à l’initiative de l’association des parents d’élèves de célébrer tous ensemble la fête de Yennayer.
Ceci permettra de sensibiliser nos élèves sur la portée de la date du nouvel an berbère, qui fait partie de notre patrimoine et qu’il y a lieu donc de perpétuer», a indiqué le directeur de l’établissement. M. Medini Lakhdar. Au programme de cette journée, un spectacle animé dans la grande cour par un magicien, pendant que d’autres élèves participaient à un concours de dessin. «Un jury élira les trois meilleurs dessins, dont les auteurs auront un prix symbolique», dira pour sa part M. Hamid Derriche, le président de l’association, tout content d’avoir réussi la première sortis de l’association. Après la dégustation de gâteaux et limonade, les présents ont suivi la projection du film pour enfants «Bébé part en vadrouille».
En parallèle, d’autres groupes d’enfants, visiblement plus attirés que d’autres par la protection de l’environnement, ont marqué cette journée par la plantation, dans un petit jardin, au fond de la cour, d’une quinzaine d’arbres, dont le laurier noble, le washingtonia (palmier stérile), ou encore le faux poivrier. «Nous constatons un véritable engouement pour les espaces verts, aussi nous profitons de chaque opportunité pour rappeler l’importance capitale qu’il y a à préserver la nature et l’environnement, car l’espoir de la plante, c’est l’espoir de l’enfant», a souligné quant à lui, l’encadreur de cette action écologique, M. Mehdi Abdelaziz, chef du secteur Tala Guilef, du Parc national de Djurdjura.
Il est à souhaiter qu’une telle initiative de célébrer Yennayer fasse tache d’huile au sein des établissements scolaires, tout en revendiquant la reconnaissance de la date du 12 janvier comme journée nationale au même titre que le 1er janvier ou les fêtes religieuses, afin de perpétuer la richesse du patrimoine identitaire amazigh.
Saliha Laouari
