Le comité du village des Ihdaden, à quelques encablures du chef-lieu communal de Maâtkas, a organisé une campagne de plantation d’arbres, de désherbage et de nettoyage de leur cimetière (Azoumbil). En effet, dés les premières heures de la matinée du premier jour du nouvel an berbère, les villageois, munis de leurs outils ont afflué vers le cimetière pour nettoyer les lieux, tout cela sous l’œil bien veillant du comité de village. Le président dudit comité M. Lani, notera avec satisfaction : « Comme vous pouvez le constater, les villageois ont répondu à notre appel. L’opération se déroule plutôt bien. Nous avons choisi cette date hautement symbolique pour faire revivre nos traditions ancestrales. Qu’y a-t-il de meilleur que de commencer la nouvelle année par une Tiwizi ? Et puis, si ces lieux ne sont pas entretenus par les villageois, qui le fera pour nous ? Nous remercions les services des forets pour nous avoir remis gracieusement des centaines de plants et nos concitoyens pour leur adhésion à cette opération ». Pour leur part, les villageois de Cherqiya, dans la même commune et sous l’égide de l’association culturelle Tafrara, ont célébré le nouvel an amazigh 2962 par l’organisation de plusieurs activités culturelles et sportives. Mr Zaidat Brahim, son président, indiquera : « Notre association active à longueur d’année. Il n’est pas question de rater Yennayer. Nos jeunes ont bien besoin de cela pour garder intacte notre identité millénaire ». Signalons qu’il était question de cross, de football, d’expositions, de théâtre et d’un gala artistique avec la participation de plusieurs chanteurs locaux. Un banquet traditionnel a été également offert aux présents. Rappelons, aussi, que des prix ont été remis aux invités et aux lauréats des tournois.
En somme, Yennayer n’est pas passé inaperçu à Maâtkas grâce, en premier lieu, aux associations culturelles et aux comités des villages. Quant aux politiques de la région, de tous bords, ils ne pensent qu’aux prochaines échéances électorales.
H. T.
