Depuis maintenant plus de trois mois, le lait pasteurisé ne se vend pas dans les boutiques du chef-lieu ni autre lieu dans la daïra des Ouadhias d’une manière normale à cause de sa pénurie. Il y a lieu de signaler que la crise des travailleurs de l’usine de production de lait de Draa Ben Khedda a causé beaucoup de désagréments aux ménagers. De plus en plus, la rareté se fait sentir et même le lait en poudre commence à disparaitre dans les Commerces. « Nous arrivons souvent aux épiceries du coins tôt le matin, hélas, le commerçant nous fait savoir que le camion livreur n’est pas passé ». En effet, le constat est le même pour toutes les communes situées au sud de la wilaya, qui s’approvisionnent de cette unique usine de DBK. Rappelons que la crise a été entamée depuis le 9 Octobre de l’année passée, enclenchée par les ouvriers de cette entreprise. « Nous sommes obligés d’attendre l’arrivée du camion livreur pour qu’on puisse s’approvisionner de ce produit de première nécessité », déplore Da Saïd du côté d’Aït Abdelmoumène. Un autre enchainera : « Pis encore, ce produit se vend a 30 et 35 DA ». Pour les mieux lotis, le lait en poudre à la rescousse, « mais il se vend avec des prix exorbitants d’un côté et de l’autre, au fil des jours, celui-ci est devenu rare. « , clame un autre du village du Cheufa. Et de poursuivre: «On croyait que la crise du lait en sachet ne reviendrait plus après celle qu’on avait passée déjà l’été dernier. Revoilà une autre qui patauge et perdure depuis 3 mois», notera un habitant d’Ait Bouaddou, venu au chef-lieu de daïra pour l’achat de lait en poudre. «C’est inadmissible ce que nous sommes en train de vivre ces derniers temps. Les responsables de ce secteur doivent prendre leurs responsabilité devant cette crise». Au chef lieu de la daïra des Ouadhias, l’on a constaté des chaines de plusieurs personnes devant la superette à l’entrée du côté de la commune de Tizi N’Tleta, venus pour approvisionner de lait en sachet. Un parmi eux dira : « Cela fait deux heures de temps qu’on est là pour n’avoir que quatre sachets de lait ». Un constat qui est identique pour la région sud de la wilaya de Tizi-Ouzou.
K. B.
