L’association des parents d’élèves du CEM Bounzou Zoubir a exprimé son ras-le-bol de voir les élèves de l’établissement voués chaque année à l’échec dans un rapport accablant adressé au wali de Béjaïa dans lequel elle met en exergue les difficultés, qui ont conduit ce collège créé en 1988, avec la contribution financière et manutentionnaire de la population locale à une véritable descente aux enfers. Après des résultats satisfaisants atteignant une apogée en 1990 en décrochant la 3e place des résultats au BEF au niveau de la wilaya, il va de mal en pis en enregistrant des échecs catastrophiques qui l’ont fait dégringoler durant l’année scolaire 2004/2005, à la 43e place.Les parents considèrent que l’établissement n’est plus une base de savoir capable de stimuler leurs enfants à aller de l’avant dans les études, mais une enclave incapable d’assurer la socialisation des collégiens, leur éducation et les conditions de les motiver. Pour cela et avant de cultiver le fatalisme, les parents d’élèves, dans leur missive, s’insurgent contre cette situation lamentable et criante qui s’est installée durablement, où le bricolage règne en maître et demandent au premier magistrat de la wilaya, après lui avoir énoncé les insuffisances, une intervention rapide auprès de la tutelle et des autorités locales pour l’amorce de solutions équitables qui puissent remettre sur rails un établissement scolaire en dérive, lui assurer une stabilité de l’effectif et lui rendre sa vocation première de havre ou s’acquiert le savoir qui prélude à la formation des génies.Pour cela, ils préconisent :-L’arrêt de la valse des directeurs qui déferlent depuis 5 ans et ne logent pas dans l’établissement et dont la plupart sont des intérimaires et parfois l’école enregistre l’affectation de deux directeurs dans l’année. L’affectation d’un gestionnaire compétent qui fait défaut en ce moment. L’affectation d’un enseignant pédagogique en informatique comme cela a été le cas dans d’autres établissements similaires dans la commune avant que les notables des villages ne mettent à exécution leur menace de récupérer les ordinateurs offerts gratuitement à ce collège par la communauté émigrée et les affecter aux associations caritatives s’ils ne sont pas mis en valeur à compter de cette rentrée scolaire. L’aménagement en tuf de l’aire de jeux scolaires qui n’a jamais reçu d’entretien et qui est recouverte de terre et de gravas, qui constituent un danger permanent pour les élèves. L’installation d’un chauffage central à la place des poêles à mazout vétustes datant de 1988 qui tombent, constamment en panne.La construction d’un bloc administratif digne de ce nom en remplacement des trois minuscules pièces très exiguës qui font office de bureaux. Le retour aux animations culturelles et sportives (excursions, tournois, etc) qui ont été délaissées de vue depuis belle lurette. Et, enfin, la réalisation de tout ce qui peut apporter un plus à ce collège.
L. Beddar
