Durant la semaine qui vient de s’écouler, une dizaine de jeunes promoteurs culturels ont bénéficié d’une formation d’entreprenariat créatif, organisée à l’hôtel Majestic d’Akbou, par l’association étoile culturelle d’Akbou, chef de file du réseau algérien de la fondation euro-méditerranéenne de dialogue entre les cultures, en collaboration avec l’organisation IPOW de l’université de Manchester (Angleterre). Elle a été sanctionnée par une attestation délivrée par l’université anglaise. Issus des différentes régions du pays, ces derniers ont été encadrés par deux formateurs ayant reçu la même formation en Égypte, le mois dernier, Salim Aili, vice-président de l’association organisatrice et Fouzia Barsouli, enseignante à l’université de Batna en l’occurrence. Cette formation inédite en Algérie et conçue en partenariat avec l’ensemble des réseaux de la fondation Anna Lindh de La région MENA (Algérie, Maroc, Tunisie, Egypte, Jordanie et le Liban), est initiée pour renforcer les capacités des promoteurs de l’art par des programmes entrepreneuriaux innovants et créateurs d’alternatives. Elle a, aussi, été conçue de manière à développer l’esprit critique, à générer des idées créatives et à mettre en place une méthodologie pour assimiler l’ensemble des outils d’entreprenariat et pour aider ces jeunes à pouvoir entreprendre et concrétiser des projets créatifs qui auront un impact économique, social et culturel sur la société. Plusieurs unités thématiques liées aux fondamentaux de l’industrie créative, aux outils et challenges de l’entreprenariat, aux modèles alternatifs à l’organisation de festivals, d’événements et de conférences, aux réseaux et travail collaboratif ainsi qu’aux médias sociaux et digitaux, ont été rondement élaborées lors de cette formation. Au final, au bout d’une semaine de formation, ces jeunes ont engrangé un important background de compétence qui leur permettra d’entreprendre des projets innovants générateurs de richesse et d’emploi. Cet espace de facilitation a aussi permis à ces promoteurs culturels d’exprimer leurs potentiels, de libérer leurs énergies artistiques, et leur a permis de s’approprier une vision nouvelle pour une meilleure concrétisation de leurs projets et dans la durabilité. Il faut rappeler, soulignera Mouloud Salhi, président de l’association organisatrice, que IPOW soutient les artistes et les communautés créatives vivant dans les zones de conflits afin de construire un réseau solide, créer un changement social grâce à la créativité et démontrer l’importance de l’art dans l’espace public, dans la vie sociale et le débat dans la société. Cinq domaines principaux sont à relever: les réseaux numériques, la recherche universitaire, l’entrepreneuriat créatif, les espaces de création et la production artistique.
A. Gana
