Saharidj Il a été inauguré il y a un mois – La population découvre le gaz de ville

Réceptionné il y a un peu plus d’un mois et inauguré par le wali, le gaz de ville a créé une effervescence particulière au chef-lieu communal qui abrite 5000 âmes environ, représentant presque la moitié de la population .

C’est la ruée auprès des quincailleries et autres points de vente des éléments composant l’installation intérieure du gaz de ville. Tubes en bronze, colliers de scellement, raccords et flexibles et enfin les indispensables becs qui devraient remplacer ceux du gaz butane, utilisés jusque-là sur les réchauds, cuisinières et poêles de chauffage. Pour ces derniers, leurs stocks au niveau des quincailleries sont sur le point d’être épuisés, d’autant plus que de nombreux propriétaires de ces magasins optent pour la vente et paiement par facilité. Les artisans gaziers de leur côté ne chôment pas, sollicités de toutes parts, ils travaillent d’arrache-pied du matin au soir pour satisfaire le maximum de citoyens. Une sorte de concurrence s’est installée dans les quartiers où chacun cherche à devancer son voisin dans l’installation de cette commodité dont rêve tout un chacun. Ce qui explique cette fièvre des installations qui s’est emparée des familles. Plusieurs quartiers dépassent les 80% de foyers raccordés. Ceux-ci ont commencé à utiliser le gaz de ville pour passer ce qui reste de l’hiver dans le confort, d’autant plus que les gelées et givres ont redoublé de densité depuis la deuxième semaine de janvier, au point où la majorité des citoyens qui ont fini les installations, laissent les chauffages fonctionner H24 en tenant un raisonnement qui ne peut être vérifié qu’après la réception de la première facture du gaz de ville, il sont nombreux à affirmer d’avance que les montants de ces factures seraient inférieurs au montant déboursé auparavant chaque hiver, en gaz butane. Justement à propos de gaz butane, un dépositaire affirme que la demande a sensiblement chuté durant ce mois de janvier, ceux qui ont toutes les raisons pour être un peu plus heureux que tout le monde suite à l’arrivée du gaz de ville sont sans conteste les enfants. Finie pour eux la corvée qui fait leur hantise de l’achat et du transport des lourdes bonbonnes de gaz butane chaque semaine, soit à l’aide d’une brouette soit en la roulant par terre ; cela après avoir fait des heures durant le pied de grue dans de longues chaînes devant les dépositaires. Notons pour conclure que sur le plan écologique, les agressions répétées sur le tissu végétal, notamment forestier pour l’acquisition du bois de chauffage, connaîtront sans aucun doute leur épilogue grâce à l’arrivée du gaz de ville dans ces campagnes où la majorité des citoyens ont recours à ce combustible (le bois) pour le chauffage. Notons sur un autre volet que l’actuel wali Mr Ali BOUGUERRA a lui aussi toutes les raisons d’être fier et heureux en voyant ses efforts couronnés de succès après que le gaz naturel flambe sur ces régions de haute montagne. Ce qui a valu par ici à sa cote de popularité une montée en flèche d’autant plus que la population est au courant de la pression qu’il a exercé sur tout ceux concerné par ce projet maître de l’œuvre comme maître de l’ouvrage pour qu’il soit mené à terme le plus rapidement possible. Il reste à espérer que les contraintes sur lesquelles bute le projet de gaz de ville pour aboutir à Aghbalou seront surmontées dans un proche avenir.

Oulaid Soualah