Des lacunes à combler

La JSK a livré jusque-là cinq rencontres officielles sous la houlette du nouveau coach, le Belge René Taelman. Si les résultats techniques sont très probants avec quatre succès et un nul, la majorité des supporters et quelques observateurs notent, par contre, l’absence de la manière dans le jeu des Canaris. Le onze titulaire choisi par l’entraîneur n’a subi aucun changement durant les cinq matchs joués. On dit souvent que les résultas sont l’allié du coach et que ce dernier ne change presque jamais une équipe qui gagne. Soit. Mais la force d’une équipe réside surtout, disent ceux qui ont suivi le parcours des Canaris jusque-là, dans la manière avec laquelle elle évolue. Le constat négatif fait par ces derniers l’a été lors du match livré par la JSK à Tizi Ouzou contre le CSC. Au-delà du résultat ( 2-2) considéré, à juste titre, comme un échec pour une équipe qui venait de remporter deux succès de suite hors de ses bases, les commentaires des supporters ont été presque unanimes : la JSK ne développe pas un beau jeu et plusieurs lacunes sont constatées dans les trois compartiments. En défense, malgré la présence de trois éléments ( Driouèche, Habri et Daoud ) l’équipe adverse a réussi à scorer par deux fois et aurait même pu en rajouter d’autres, n’était-ce la maladresse de ses attaquants devant une défense kabyle très perméable. Le scénario catastrophe a failli se reproduire lundi dernier face à l’USMA. Les deux actions offensives menées par Belkhir et Ghazi ont faillit faire mouche devant une arrière garde kabyle déconcertée. Le milieu de terrain reste le secteur qui a essuyé le plus de critiques. Le rôle assené au duo Bendahmane- Boudjakdji n’est pas bien défini sur le terrain. Tous les deux à vocation défensive (milieux récupérateurs), leur rendement influe négativement sur la vivacité du jeu offensif. A plusieurs reprises, Boudjakdji qui a la manie de jouer en retrait, au vu de son placement comme deuxième stoppeur lorsqu’il évoluait au CRB, a gâché plusieurs actions offensives de son équipe. Au lieu de fournir vite le trio d’attaque, en balles, les milieux de la JSK cherchent souvent à revenir avec le ballon vers leurs défenseurs ou lancer des balles en cloches donnant ainsi l’occasion aux joueurs adverses de se replacer. N’a-t-on pas vu, à plusieurs reprises, l’attaquant Hamza Yacef revenir jusqu’à la ligne médiane pour chercher le ballon alors que ce dernier doit lui être souvent fourni par ses coéquipiers du milieu. Les lacunes constatées peuvent être remédiées et l’entraîneur Taelman en connaisseur averti, reconnaît lui-même dans toutes ses déclarations, que la JSK n’est pas encore au top et que du travail attend encore son groupe. Mais la question que se posent les supporters est de savoir pourquoi Taelman n’apporte pas des changements dans son schéma et dans le choix des joueurs ? La rencontre face au CSC est plus qu’édifiante. Alors que la JSK était menée au score ( 0-2 ), l’entrée de Hamlaoui et Oussalah a complètement changé le jeu et le résultat final se passe de tout commentaire avec à la clé un but du second joueur. Le public qui a chaleureusement applaudi l’égalisation de son équipe a reconnu l’apport de ces deux joueurs qui ont donné plus d’animation au jeu et souhaitent voir encore le coach prendre des décisions dans ce sens lors des prochaines rencontres. Les Douicher, Larbi Belhadj, Meftah, Djouder et autre Marek qui ont tous prouvé leurs aptitudes lors des dernières saisons ont aussi leur chance et ce n’est pas l’actuel entraîneur qui nous contredira, lui qui fait de l’esprit de concurrence son cheval de bataille.

A. C