Le moins que l’on puisse dire est que cette ferme fonctionne à…plein régime grâce à la mobilisation et au savoir-faire de ses exploitants qui cumulent chacun plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de l’agriculture.
Il s’agit de la récolte de l’arrière saison dont l’opération a démarré le 15 novembre 2011 et menée à terme cette semaine. Le rendement étant jugé supérieur à la moyenne habituelle avec 180 quintaux à l’hectare sachant que ce sont 20 hectares qui ont été plantés à raison de 25 quintaux à l’hectare de semence, ce sont pas moins de dix mille huit cents (10 800) quintaux qui ont été récoltés. Sur trois variétés de semence, la Spenta, la Timate (blanches) et enfin la Desirée (rouge) cela avec utilisation d’une main d’œuvre composée de 30 ouvriers saisonniers. M. Dahmouch Hamou ingénieur agronome de son état et cogérant nous apprendra que ce rendement appréciable de la pomme de terre de l’arrière saison est du à deux facteurs importants. Le premier étant l’utilisation d’une semence saine sur laquelle n’est apparue aucune maladie, ajouté à un climat favorable et enfin au retard de la gelée. Sur un autre volet, notre interlocuteur affirme que cette année la contrainte majeure du stockage qui fait la hantise des agriculteurs ne se pose pas et qu’un espace suffisant est disponible au niveau des chambres froides à Aïn Bessam, lors de notre passage au niveau de la ferme ce dimanche après midi, une partie des ouvriers s’atèle au triage des deux qualités, la première destinée à la consommation, la seconde réservée pour la semence de la prochaine saison, le gérant nous apprendra aussi que 25DA/kg est le prix de vente de la pomme de terre sur place. Ayant remarqué lors de notre passage des ouvriers qui s’attèlent aux semailles à la main (comme au bon vieux temps) de grains, Hamou nous informera que la récolte de la pomme de terre serait immédiatement remplacée par la semence de blé dure sur cette surface de 20hectares. A notre question de connaître la raison de la présence de nombreux jeunes équipés de couffins et de sacs en jute qui déambulent à travers les terrains, le gérant nous apprendra que ce sont des riverains à la ferme qui profitent du légume laissé par les ouvriers soit de petit calibre soit légèrement abîmé et que chaque citoyen qui se présente à la ferme repart avec un couffin garni de pomme de terre. Un noble geste des deux gérants qui font profiter de nombreuses familles notamment celles démunies. A noter qu’en parallèle, cette ferme produit une moyenne de 600 litres par jour de lait grâce à 40 vaches laitières de race importée. Le moins qu’on puisse dire est que cette ferme fonctionne à…plein régime grâce à la mobilisation et le savoir-faire de ses exploitants qui cumulent chacun plus de 30 ans d’expérience dans le domaine de l’agriculture. Notons pour terminer que dans une autre ferme mitoyenne, la ferme de semence et de production de plants (FSPP), la campagne de semailles d’orge de la variété Rihane, une qualité destinée uniquement à la production de semence dite de «multiplication», est déclenchée depuis le début de la semaine écoulée, nous apprenons auprès du gérant M. Idriguene Hamid que la surface concernée par cette opération de semailles est de 100 hectares. Rappelons que ces fermes des légendaires plaines d’Oughazi dans la périphérie sud de M’Chedallah à proximité d’Assif N’Sahel, butent toujours sur la contrainte handicapante de l’irrigation doublée d’un nouveau phénomène qui risque de leur porter un coup fatal, qui est la pollution galopante qui gagne…du terrain au sens large du terme.
Oulaid Soualah

