C’est avec une grande émotion et une profonde tristesse que j’apprends le décès du grand interprète et compositeur Chérif Kheddam qui a marqué de son empreinte l’histoire de la chanson algérienne. Chérif Kheddam nous lègue une œuvre importante et de grande qualité enracinée dans le patrimoine algérien et ouverte sur la modernité. Nous gardons de lui l’image d’un homme raffiné et délicat, d’un artiste engagé sensible, rigoureux et exigeant dans son travail, d’un aîné attentif et à l’écoute des jeunes interprètes. L’hymne à l’Algérie «Ledzayer Nchallah Tahlod» (Ô Algérie, tu guériras), l’une de ses dernières compositions, témoigne de son attachement viscéral et indéfectible à la généreuse terre qui l’a vu naître et qu’il a constamment célébrée à travers son répertoire.
Je m’incline à la mémoire de cette grande figure du patrimoine lyrique national. Au nom de la grande famille des artistes et créateurs algériens, au nom du Ministère de la Culture et en mon nom personnel, je présente mes condoléances attristées à sa famille et à ses proches, en les assurant de ma profonde compassion.
Puisse Dieu accueillir le défunt en Son Vaste Paradis. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

