Les habitants du chef-lieu de la commune d’Aïn Bessem ainsi que ceux des agglomérations avoisinantes, à une vingtaine de kilomètres vers l’ouest de Bouira, se plaignent des nombreuses coupures enregistrées en alimentation en eau potable depuis la semaine dernière. Selon les habitants, depuis la semaine dernière, de sérieuses perturbations de l’alimentation en eau potable, sont recensées au niveau des différents quartiers de la ville, à commencer par le fuseau horaire qui ne cesse de se rétrécir. Ainsi les habitants n’ont eu droit que pour quelques heures d’alimentation durant ces journées. «Nous étions alimentés pendant toute la journée, de sept heures de la matinée jusqu’à des heures tardives de la nuit, notamment durant la saison hivernal, ce qui n’a pas été le cas pour cette année, où ils nous arrive de n’être alimenté que deux heures durant toute la journée», se désole un habitant de la cité Les Tours. Pire encore, notre interlocuteur évoque aussi de récurrentes coupures et perturbations en alimentation de l’eau potable durant la journée. Selon ce dernier, il ne passe pas une journée, sans que l’eau potable ne s’arrête de couler dans les robinets pendant de longs moments, au grand désarroi des habitants qui ne savent plus à quel saint se vouer pour face à cette carence. «Mardi dernier, l’eau a jailli des robinets à 11 heures du matin, avant qu’elle ne disparaisse aux environs de midi, elle a repris aussitôt pour seulement deux heures, pour qu’elle cesse définitivement de couler à 15 heures», précise notre interlocuteur. La mauvaise qualité de l’eau potable acheminée depuis le barrage d’Oued Lekhal, est l’autre aspect qui nous a été signalé par de nombreux riverains. «La majorité des habitants n’utilise cette eau que pour les usages ménagers ou pour le nettoyage», explique Hamid un habitant du quartier El-Corse, avant d’ajouter : «On ne peut plus consommer cette eau, à cause de son mauvais goût, on s’alimente des puits et des sources, car cette eau est savonneuse à la couleur blanche. Elle est douteuse pour nous et on craint pour notre santé même si d’après les responsables de l’ADE, aucun danger n’est à craindre», explique ce dernier.
Oussama K.
