Le comité de quartier de la cité socio-éducative des 18 logements à Boghni dénonce la décision du chef de daïra de procéder à la démolition de la clôture de protection des blocs immobiliers, réalisée il y a à peine quelques mois par l’APC de Boghni.
Selon les membres du comité cette décision qu’ils qualifient d’injuste et d’incohérente, a été prise suite à des pressions par une minorité de résidents exerçant des professions libérales. «Ces derniers prétendent que le projet d’intérêt général qu’est la réalisation de la clôture a remis en cause leurs florissantes activités par un ralentissement de leur clientèle, imputé à la clôture, alors que celle-ci dispose bien sûr d’une porte d’accès et d’un large portail pour les véhicules», affirment-ils, précisant que ceux-ci refusent, dans le but d’exiger la démolition des murs de clôture, de prendre les clés du portail, remises à tous les résidents des blocs de la cité.
Pourtant, s’étonnent les membres du comité la demande adressée au président de l’APC de Boghni, datée du 31 mars dernier, pour réclamer la construction de ladite clôture, porte parmi la quarantaine de signatures de l’ensemble des résidents, celles de presque toutes ces professions libérales. Sensibilisée par les raisons d’insécurité qui prévalaient alors dans les blocs, qui se transformaient de nuit en lieux malsains, l’APC entama et réalisa en quelques jours les murs clôturant les blocs, avec une porte d’accès et un portail. Trois mois plus tard, revirement de situation, avec les professions libérales qui remettent en cause le projet réalisé. «Nous avons effectivement saisi la daïra pour réclamer la démolition de la clôture, car nous considérons que sa construction est illégale, du fait qu’elle obstrue le passage dans la ruelle. Du coup, nous avons perdu toute notre clientèle. Si la clôture n’est pas démolie, nous serons obligés de cesser nos activités», plaident ces derniers. Pour les membres du comité de quartier, l’injonction du chef de daïra est précipitée. «Avant de demander à l’APC de démolir, le chef de daïra aurait du réunir les différentes parties pour trouver une solution qui satisfasse tout le monde, sans en arriver à démolir un ouvrage réalisé il y a à peine un trimestre», soulignent-ils.
Quant aux élus de l’APC, ils sont catégoriques : «Nous avons reçu les habitants de la cité qui ont sollicité la réalisation de cette clôture, nous avons estimé que leur doléance était juste et fondée. Aussi, nous l’avons satisfaite. Nous avons construit la clôture et il n’est pas question pour nous de procéder à sa démolition», ont-ils affirmé.
S. L.

